Sport

Vintage – Rencontre avec un Royal Rider

Rhyno Jesse roule sur Royal Enfield depuis l’an passé.

La Royal Enfield connait un succès indéniable à Madagascar, depuis plusieurs années. On est allé à la rencontre d’un inconditionnel de la marque indienne.

Rhyno Jesse roule sur Royal Enfield depuis l’an passé.

Rhyno Jesse roule en Royal Enfield depuis l’an passé. Une reconversion qui parait inédite, pour cet ancien possesseur d’une Triumph Street Triple 675. Certes, il a découvert l’univers Royal Enfield depuis juste quelques mois. Mais très rapidement, il en est tombé amoureux. « J’aime les motos vintage depuis toujours. Au début, je voulais essayer une Royal Enfield, une marque que je connaissais déjà. La position de conduite et le style m’avaient intrigué », raconte celui qui est membre de deux clubs, en l’occurrence Royal Riders of Madagascar et Vintage Riders of Madagascar. « J’ai essayé une Bullet 350. J’ai été agréablement surpris. Ça change de toutes mes motos d’avant. Je suis passé d’une machine qui peut atteindre 200 km/h, à une autre qui roule à 100 km/h au maximum. Ça vous fait apprécier la moto autrement. J’ai réappris les valeurs essentielles de la pratique du deux-roues, car c’est de la conduite pure sans aucune assistance électronique et aussi parce qu’on oublie la vitesse, pour mieux ressentir la sensation de liberté », poursuit-il.

One Ride
Ce premier essai s’est avéré comme un véritable déclencheur. Convaincu à 100%, il a acquis une Classic 500. Depuis, notre motard a enchaîné les sorties à un rythme effréné, à Ankazobe pour le rodage, à Ampefy, à Antsirabe, à Toamasina, à Anjorozobe et,
dernièrement, à Ambila-Lemaitso. « La randonnée à Ambila-Lemaitso, en avril, à l’occasion du One Ride, est la meilleure que j’ai faite. Entre Brickaville et Ambila, on roule sur des pistes en terre, de la boue et du sable. Je n’ai pas galéré une seule fois, même avec des pneus d’origine inadaptés pour ce genre de revêtement, tout simplement parce que j’avais une moto polyvalente. De plus, elle consomme très peu, dans les 2,5 L/100 km. Ambila, est un trip à faire pour tous les motards », se remémore Rhyno.

 

La randonnée à Ambila-Lemaitso a été la meilleure pour Rhyno Jesse.

Puristes
Plus on roule sur une Royal Enfield, plus on l’apprécie, en raison de ses nombreux atouts et de sa fiabilité. Le design néo-rétro est toujours très réussi. Sans oublier les superbes décorations du réservoir peintes à la main. Au-delà de l’aspect esthétique, il y a cette position de conduite particulière. À part l’assise confortable, tous les autres éléments sont bien positionnés. Que ce soit le guidon, les repose-pieds ou les leviers, les bras et les jambes y retombent
naturellement. Et enfin, le caractère du moteur s’avère attachant aussi. « Les Royal Enfield sont destinées aux puristes. On se sent plus libre à 75 km/h sur le cinquième rapport, qu’à 200 km/h. On apprécie sa moto et les paysages. On n’a pas peur de se crasher non plus », conclut Rhyno. Une toute autre manière de rouler, avec moins de risque, mais beaucoup de plaisir.

Les décorations sur le réservoir d’une Royal Enfield
sont peintes à la main.

VROM, un jeune club très actif

VROM ou Vintage Riders of Madagascar, c’est l’un des clubs les plus récents, dont Rhyno Jesse est membre. Il a été créé l’année dernière. « Nous avons organisé notre première sortie en août 2018, initiée par le fondateur, Toky Berado (ndlr : président d’honneur actuellement), à Talata-Volonondry. Une semaine après, nous avons tenu une première réunion à Andoharanofotsy, pour finaliser la création de notre association », se remémore le président Sanjy Rasamimanana. Très vite, les sorties se sont enchainées. L’un des événements les plus marquants fut le « Distinguished Gentlemen Ride », célébré également dans plusieurs autres pays du monde. Un tour d’Antananarivo en motos vintage, durant lequel les bikers étaient sur leur 31, pantalon habillé-chemise-nœud ou cravate de rigueur.
Le bureau a été mis en place quelque temps après. Et Sanjy a été élu président. À l’heure actuelle, il est secondé par Ranto Rambeloson, au poste de vice-président. « Nous nous connaissions déjà avant de créer notre club. Ce qui a renforcé les liens entre nous et faciliter l’installation d’une bonne cohésion entre les membres de l’association. L’ambiance toujours joviale, peu importe que nous fassions une sortie, que nous entretenions nos bécanes ensemble ou que nous déjeunions en groupe. Et aussi, nous nous entraidions toujours », souligne Ranto. Dernièrement, VROM a confectionné des blousons pour ses membres. Signe distinctif de ceux-ci, à part le logo à l’arrière et la broderie « VROM » à l’avant, on y retrouve également l’inscription « First 14 ». Celle-ci évoque les « quatorze membres fondateurs », conclut le vice-président.

Les membres de Royal Riders of Madagascar sur la RN2.

La première Royal Enfield est sortie en 1901

Un des plus anciens constructeurs de moto au monde, si ce n’est le plus ancien, Royal Enfield a été créé en 1901. Britannique au départ, elle est devenue une marche indienne par la suite. La production au Royaume-Uni a pris fin en 1970. Elle s’est poursuivie en Inde. En 2014, RE a réussi le tour de force de dépasser une autre marche de référence qu’est Harley-Davidson, avec un record de 302 592 unités vendues. La firme, dont les prémisses se retrouvent dans le XIXe siècle, se démarque par son slogan « made like a gun». Le logo comprenait ainsi une couronne royale, surmontant une mitrailleuse. C’est en 1901 que le premier deux-roues motorisé a été dévoilé.
L’histoire de Royal Enfield s’est également écrite durant la seconde Guerre mondiale. Le constructeur a, en effet, fourni 55 000 motos aux alliés. Ce fut la période de gloire du monocylindre 2T 125 cm3 dénommé Flying Flea (ndlr : puce volante), qui pouvait être parachutée, enfermée dans un berceau en tubes d’acier. Une fois la guerre terminée, il a fait du Bullet G2 350 son modèle phare.
Du côté de l’Inde, les RE étaient également très appréciées. C’est à la fin des années 50 que les Indiens ont commencé à assembler et à produire les motos de la marque. Après une période laborieuse de plusieurs années, caractérisée par un manque de succès en Europe, Enfield India a fusionné avec le groupe Eicher. Commença alors une véritable renaissance. L’épopée se poursuit jusqu’à aujourd’hui et RE continue de conquérir de nouveaux territoires.

Une « success story » dans la Grande île

Ambila-Lemaitso, une destination paradisiaque pour tous les motards.

Représentée par CT Motors depuis 2012, Royal Enfield a séduit de nombreux motards. Le premier possesseur, connu à ce jour, se nomme Jean Claude Estelle, qui avait acquis une Classic 500 à l’époque. Aujourd’hui, il préside le club Royal Riders of Madagascar, dont Rhyno Jesse est membre. Le style néo-rétro est très apprécié par les bikers. Sans oublier la fiabilité et la faible consommation des machines de la firme indienne. Voilà pourquoi, elles ont connu un véritable succès sur la Grande île. Pour en mesurer la notoriété, il suffit de sillonner les rues d’Ankorondrano, par exemple, et de compter le nombre de RE qui passent dans un laps de temps réduit.
De plus, il est possible de choisir entre plusieurs modèles et cylindrées. Tous les amateurs de néo-rétros peuvent trouver ce qui leur convient. Actuellement, la gamme propose la Bullet 350, la Royal Enfield la plus vendue au monde ; la Classic 500, l’autre modèle phare ; la Continental GT 535, destinée aux amateurs de
café-racer ; l’Himalayan 410, qui se rapproche d’un trail ; et l’Interceptor 650, élue moto de l’année en Inde.

Lucarne – News des concessionnaires

Crux Tour à Antananarivo Pour promouvoir la Yamaha Crux, Socimex a organisé un tour de la ville d’Antananarivo, le samedi 18 mai. Les deux-roues du constructeur japonais ont ainsi sillonné les rues de la capitale, en partance d’Ankorondrano. Les Tananariviens ont ainsi pu découvrir, ou redécouvrir, ce petit monocylindre destiné tout d’abord à un usage utilitaire. L’occasion de démontrer une nouvelle fois sa faible consommation avant tout. Les données du constructeur indiquent 1,38 L/100 km. L’occasion également de démontrer sa maniabilité dans les espaces réduits.
La Crux est poussée par un monocylindre de 110 cm3, alimenté par carburateur et refroidi par air, couplé à une boîte de vitesses à quatre rapports. L’ensemble délivre une puissance de 7,4 CV, suffisant pour les trajets urbains. En tant qu’utilitaire, elle propose une large selle, afin de faciliter le transport d’un passager ; ainsi qu’un porte-bagages de grande capacité, pour supporter une charge conséquente ou pour installer un top case. Tout un ensemble d’avantages pratiques, vantés durant ce tour d’Antananarivo.

Nouveau showroom TVS
Le mois de mai a été marqué par l’ouverture d’un nouveau showroom chez Funbike, du côté d’Ambodivona. Un showroom dédié à la marque TVS, qui produit des deux-roues utilitaires. Quatre modèles de la firme indienne y sont exposés, à savoir la Star HLX 100, la Star HLX 125, la Star HLX 150 et l’Apache RTR 180. La 100 se présente comme l’entrée de gamme. À côté, la 125 se démarque par une puissance accrue, ainsi que l’apparition d’un démarreur électrique. Quant à la 150, elle se distingue par un moteur encore plus énergique et une tête de fourche plus moderne. Pour sa part, l’Apache peut être définie comme un modèle plus dynamique. Elle s’illustre ainsi avec un design plus sportif. Son monocylindre de 180 cm3 délivre une puissance de 17 CV. Elle bénéficie de freins à disque à l’avant et à l’arrière. À part les motos TVS, le nouveau showroom propose également divers équipements, dont les casques de fabrication espagnole « MT Helmets ». Modulable, intégral ou jet, la gamme comprend plusieurs modèles, pour tout type d’utilisation, urbaine, routière ou tout-terrain.