Politique

Résultats des législatives – Haro sur la manipulation de l’opinion

La CENI a averti les candidats sur toute tentative de proclamation prématurée des résultats.

Des candidats se félicitent déjà d’avoir gagné les législatives. La CENI met en garde contre toute manipulation de l’opinion publique.

Prudence. Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Cette expression est d’actualité, à une journée après la fermeture des bureaux de vote. Pourtant, à travers les médias et les réseaux sociaux, certains candidats s’auto congratulent déjà d’avoir gagné les législatives. Toutefois, les résultats partiels publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ne permettent pas encore de confirmer les tendances. L’issue du scrutin est incertaine d’autant que les informations émanant des cent dix-neuf circonscriptions électorales frôlent rarement les 50%. Lors d’une conférence de presse hier à Alarobia, la CENI a sommé les candidats d’attendre la publication des résultats provisoires officiels. « Les candidats doivent respecter la loi. Il est interdit de diffuser des résultats partiels ou complets sauf ceux publiés par la CENI », précise Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI.
Le même scénario s’est produit lors du premier tour de l’élection présidentielle en novembre. En raison de la lenteur de la publication des résultats partiels au niveau de la CENI, les deux premiers candidats ont diffusé à travers les médias et les réseaux sociaux des tendances en leur faveur.

Rappel à l’ordre
Une situation qui a amené la Haute cour constitutionnelle (HCC) à émettre une missive de rappel à l’ordre. « Les candidats, les partisans des candidats ainsi que les médias sont invités à faire preuve de prudence et à éviter de procéder à des manipulations en vue d’induire à l’erreur l’opinion publique », a rappelé la HCC. Cette mise en garde est tout aussi valable pendant les législatives. La situation est assez délicate actuellement d’autant que quelques centaines de voix séparent le premier et le second candidat dans certaines circonscriptions électorales. Tel est, à titre d’illustration le cas du district de Toamasina I. Deux cent soixante-neuf voix différencient le candidat Rolland Ratsiraka de celui de l’IRD Irmah Naharimamy, hier à 19 heures.
D’une manière générale, les scores obtenus par les candidats reflètent le discrédit de la population envers les députés. Etant donné la faiblesse du taux de participation, chaque voix gagnée par un candidat peut influer la tendance globale. Dans une circonscription de trois cent mille habitants, ils accèdent au
palais de Tsimbazaza avec à peine vingt mille voix. « Nous
sommes en face d’une crise de citoyenneté et une crise de la démocratie », regrette Thierry Rakotonarivo. Les résultats provisoires officiels attendus le 15 juin va confirmer ou infirmer cette assertion.

 

3 commentaires

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  • il semble que même si le taux d’abstention augmente, les candidats IRD tiennent presque la première place lors de cette législation, il suffit juste de se conscientiser pour les TIM et ses équipes. c’est le temps de se montrer sage, il ne faut plus attaquer l’un ou l’autre car c’est bien clair maintenant que la vie sera encore très dure pour vous! Seulement la suite logique qui nous mène à des observations possibles!

  • Ceci doit s’adresser au candidat TIM et à ses partisans qui son su-excité sur le fait qu’il règne sur Antananarivo et fasses des publications sur FB! Pour les MAPAR c’est ok puisqu’il a beaucoup de raison à cela sauf le bourrage d’urne dont certaine le dit ! S’ils ne tiennent pas la première place oui la deuxième place fera l’affaire ! Crier victoire Tôt ne doit pas se faire! Mais bien sur sauf que si c’est indiqué que cela ne changera jamais !

  • Pour supprimer la polémique sur l’élection législative, la révision spéciale de la liste électorale est la meilleure chose à faire depuis longtemps, pour réduire les problème majeurs liés, avant d’exécuté l’élection Communales