Armée de l'air - Servir avec les moyens du bord


L’armée de l’air a fêté son 61e anniversaire, hier. L’occasion de rappeler que malgré le manque de moyens, cette entité est présente au front dans la lutte contre l’insécurité et autres types de menaces. FAIRE avec les moyens du bord. Une expression qui vient du domaine de la marine, mais qui prend tout son sens pour les forces aériennes malgaches. Soixante-et-un an après sa création, petit à petit, l’armée de l'air reprend pleinement son envol. Depuis quelques années, elle est à nouveau un élément incontournable dans la lutte contre l’insécurité et autres opérations pour porter assistance à la population. L’armée de l’air a fêté ses 61 ans, le 27 avril. Un événement marqué par une cérémonie militaire de grande envergure, à la base aérienne 213 d’Arivonimamo, hier. Des démonstrations de la technicité des pilotes des forces aériennes malgaches sur les appareils à leur disposition ont été faites pour l’occasion, ainsi qu’une parade militaire. Le général Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale, a même profité de cet événement pour boucler ses heures de formation en pilotage d’hélicoptère afin de gagner son certificat de pilote d’hélicoptère. Selon les explications, l’officier général tenait à avoir ce certificat, en cette occasion précise, pour démontrer que les forces aériennes tiennent une place importante au sein de l’Armée. “Nous avons commencé à rééquiper l’armée de l’air. Certes, notre flotte est encore modeste. Elle correspond aux réalités économiques, mais est pleinement efficiente pour répondre aux menaces et accomplir les missions auxquelles elle est appelée”, déclare le général Rakotonirina, dans son discours d’ouverture de l’événement d’hier. Air power Avec ses hélicoptères, ses Ultra-légers motorisés (ULM), et ses CESSNA, les forces aériennes sont pratiquement sur tous les fronts. Depuis quelques années, l’armée de l’air est mobilisée dans la lutte contre l’insécurité, notamment, rurale, le transport de personnalité. Là où elle est le plus en vue ces derniers temps est l’assistance aux sinistrés suite à des catastrophes naturelles, ou des drames, comme au large de Soanierana Ivongo et Fenoarivo Atsinanana, en décembre. Créée le 27 avril 1961, sous le nom d’Escadrille malgache (ESCAMA), l’armée de l’air est passée à une période faste durant la deuxième République, avant de connaître plusieurs années de déclin. Avec ses Mig 21 comme avion de chasse, et un Antonov qui lui permettait d’avoir une force de projection, les forces aériennes malgaches avaient une capacité dissuasive dans l’océan Indien, affirme le ministre de la Défense nationale. Le déclin de l’armée de l’air a été constaté avec la dégradation de l’économie nationale. A entendre Christian Ntsay, Premier ministre, les forces aériennes, tout les autres corps de l’armée et les autres entités des Forces défense et de sécurité (FDS), “jouissent de la traduction en acte de la volonté politique d’affirmer la souveraineté nationale et de concrétiser le Velirano numéro 1 du président de la République, de rétablir la sécurité dans le pays”. Dans cette optique, il y a, notamment, la restructuration de l’armée, qui s’accompagne d’un rééquipement. Bien qu’il reconnaisse que des efforts restent à faire, le Premier ministre affirme que la reprise en main de la situation sécuritaire est sur la bonne voie. Selon ses dires, l’ensemble de l’Exécutif encourage les FDS à poursuivre leurs efforts. Le feu vert pour recruter de nouveaux éléments, chaque année, en serait la traduction. Le chef du gouvernement ajoute que l’Etat compte faire plus d’efforts en matière d’équipement. S’agissant de l’armée de l’air, en particulier, le général Rakotonirina indique que l’objectif est d’aligner Madagascar parmi les puissances aériennes de l’océan Indien. Pour regagner ses galons et redevenir une “Air Power”, la Grande île compte, dans un premier temps, miser sur le volet formation et le renforcement de capacité de ses éléments, ainsi que la coopération avec des compagnies aéronautiques.
Plus récente Plus ancienne