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Bilan covid-19 – Près de deux cent cinquante morts en un mois

Le record du nombre de décès a été établi hier.

Le nombre de décès liés au coronavirus a fortement augmenté en un mois. Près de deux cent cinquante morts sont recensés.

Le nombre de décès depuis la deuxième vague de l’épidémie à coronavirus s’approche du nombre de morts enregistrés durant la première vague. Entre le 27 mars et le 27 avril, le coronavirus a tué près de deux cent cinquante personnes, contre deux cent soixante, entre mars et décembre 2020.

Madagascar enregistre un nouveau record des victimes quotidiennes de la maladie : dix-sept ont succombé, selon le bilan épidémiologique du 27 avril. Analamanga enregistre sept morts. Les autres décès sont survenus à Atsimo Andre­- fana, à Diana, à Boeny, à Vakinankaratra, et à Menabe. Ce qui porte à six cent trente-et-un le cumul de décès entre mars 2020 et avril 2021.

« La difficulté de l’accès aux soins est la principale cause du décès. La capacité d’accueil des hôpitaux et des centres de pris en charge est très limitée. L’automédication est un autre facteur de décès. On doit gérer les complications des médicaments que le malade a pris par sa propre initiative, chez lui, en plus du coronavirus », indique un responsable d’un centre de traitement covid19 (CTC-19). Les retards de traitement conduisent, également, au risque de décès. Certains patients n’arrivent à l’hôpital qu’une fois leurs poumons fortement infectés par le virus. Chez d’autres patients, des caillots sanguins se sont formés, sans les symptômes graves de la maladie. L’embolie est, pourtant, potentiellement mortelle.

Propos choquants

Dans une interview accordée à la France 24, le ministre de la Santé publique, le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao a déclaré que Madagascar gère la situation, par rapport aux pays voisins comme l’Afrique du Sud. « Il y a des morts à Madagascar. Mais les morts à Madagascar ne sont pas comme ceux en Afrique ou en Afrique du Sud. On a vu augmenter le nombre de décès mais pas tellement effroyable », a-t-il annoncé. Une déclaration qui a suscité plusieurs indignations. « Il saura la signification du mot « effroyable », lorsqu’il perdra un des siens », lancent plusieurs personnes. Chez les malgaches, un mort sera toujours un mort de trop !

Trois cent vingt nouveaux cas

Le nombre de nouveaux porteurs du virus repart à la hausse. Trois cent nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus sont rapportés le 27 avril. Les deux cent trente-cinq cas se trouvent à Analamanga. Atsimo Andrefana recense dix-sept nouveaux cas. Anosy a treize nouveaux cas. Douze cas ont été détectés à Alaotra Mangoro. Dix à Diana, huit à Sava, cinq à Atsinanana, quatre à Betsiboka, trois à Ihorombe, deux à Matsiatra Ambony. Les patients en traitement ont, par contre, diminué. Sept cent malades sont déclarés guéris, ce qui porte à cinq mille huit cent les patients sous traitements. Les formes graves stagnent autour de quatre cent.

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  • Ce ministre de la santé en dehors de son incompétence , de sa bouffonnerie pour le CVO et de son mépris maintenant vis à vis de la vie humaine n’est pas la seule « tâche » dans ce gouvernement . Il suffit aussi d’écouter la ministre de la communication avec sa verve incommodante et suffisante durant cette crise sanitaire pour s’apercevoir que ces deux là forment un duo indigestible . Heureusement que ce ministre de la santé a réussi à bousculer l’OMS pour le déploiement des vaccins du dispositif COVAX début mai sauf si ce n’est pas encore une bonne disposition d’esprit et de compassion des partenaires techniques financiers pour le peuple Malgache et pour leurs ressortissants au pays . La campagne de vaccination logiquement relève des prérogatives du ministère concerné mais avec celui qui est actuellement à tête constitue un grain de sable parce que c’est un ayatollah du CVO refusant toujours la vaccination à un moment . Il y a un minimum d’honnêteté intellectuelle à faire valoir pour un haut responsable de la santé publique .