Océan indien

La Réunion – Renvoi imminent des quatre vingt Sri-lankais

Les quatre vingt migrants sri-lankais « refusés » restent maintenus en zone d’attente. Leur réacheminement est prévu.

L’administration a obtenu une deuxième prolongation du maintien en zone d’attente des quatre vingt migrants. Leur réacheminement vers le Sri-Lanka se précise.

Pas de coup de théâtre cette fois-ci. Alors que les juges des libertés saisis de la première demande de prolongation du maintien en zone d’attente des cent vingt migrants sri-lankais arrivés le 13 avril à Sainte-Rose avaient rejeté la requête de l’administration, le magistrat chargé de statuer hier sur la deuxième demande de prolongation de huit jours a accédé à sa demande.
L’intervention, entretemps, de la cour d’appel -qui a annulé la première décision de remise en liberté- et le fait que les mêmes moyens ne peuvent être invoqués deux fois devant le JLD ont permis à la préfecture d’obtenir cette décision lui permettant de continuer à préparer le réacheminement des quelque quatre vingt migrants dont la demande d’entrée au titre de l’asile a été refusée.
Principale nouvelle arme brandie hier par la défense des migrants, le fait que ces derniers ont bénéficié, durant les quelques heures suivant la décision des premiers JLD, de visas de régularisation.

«Traités avec humanité»
«Ils sont bien entrés une nouvelle fois sur le territoire à ce moment-là. Ils ont pu prendre l’air, ont reçu des militants associatifs et même des coiffeurs. La zone d’attente n’existait plus», a plaidé Me Yannick Mardenalom, s’interrogeant sur la nécessité de prolonger encore ce maintien : «Ces gens n’iront pas loin, ils ne fuiront pas dans la nature, ils demandent juste une chance de voir leur demande d’asile correctement examinée. Deux d’entre eux ont perdu des proches dans les attentats de Pâques.»
Mais l’administration a défendu le bienfondé de sa demande, assurant que les droits des migrants ont été respectés et qu’ils ont été «traités avec humanité.» «Une trentaine ont été admis au titre de l’asile et sont hébergés. Les autres sont au gymnase comme on le fait pour les plans ORSEC, ils reçoivent des repas tous les jours et ont pu joindre leurs proches. Ces gens sont aussi des victimes de trafiquants d’être humains», a plaidé Me Jean-Alexandre Cano.
Petite consolation du côté des migrants, deux d’entre eux ont obtenu hier l’autorisation d’entrer sur le
territoire par le biais du tribunal administratif. Une dizaine de recours seront encore examinés lundi.
Pour le reste, la préfecture a déjà obtenu du Sri-Lanka une cinquantaine de laissez-passer consulaire pour les réacheminer prochainement dans leur pays.
© JIR

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