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La plateforme Rohy sollicite une consultation au préalable

Les acteurs politiques appellent une consultation préalable avant le référendum. En marge d’une rencontre avec la presse à Antani­narenina, hier, le mouvement Rohy a invoqué son point de vue sur le projet de révision de la Constitution. Les membres de la plateforme de la société civile ont mis un accent sur la décentralisation effective mentionnée dans le projet de texte dont l’Exécutif a voulu soumettre directement au peuple par voie référendaire.
« Nous sommes pour la révision constitutionnelle mais non pas sur la manière dont le Président l’a initiée. Il faut qu’il y ait une consultation préalable réunissant toutes les parties prenantes », affirme Faraniaina Ramarosaona du mouvement de la société civile Rohy.
Le fait de réviser la Constitution ne semble pas poser un problème pour les acteurs politiques. Tous ceux qui ont réagi contre cette décision prise par le locataire d’Iavoloha, vendredi soir, ont plutôt reproché la non-conformité de l’acte à la Constitution. L’empres­sement du Président de la République à organiser un référendum sans attendre la mise en place de l’Assem­blée nationale est également à la base des vagues de critiques parmi les observateurs. Pour la société civile, « la conception des dispositions dans la Constitution est à débattre avant sa soumission », explique Mahamoudou Ndriandahy, président de la plateforme Rohy.
La tension est plus ou moins tendue, cette semaine, après l’annonce de la tenue du référendum prévue pour le 27 mai. Dans la classe politique, la prise de décision du Président Andry Rajoelina est qualifiée par certains camps d’« unilatérale ». Des acteurs politiques ont désapprouvé le décret de convocation des électeurs à un mois avant le jour du scrutin. Le sujet a été débattu d’une manière libre pour ceux qui se sentent surpris par la position des tenants du pouvoir. Des réactions se font entendre partout pour réclamer un dialogue pour discuter la faisabilité d’une éventuelle révision constitutionnelle. Andoniainiana Andriamalazaray du KMF/CNOE, lors d’une rencontre à son siège à Antani­mena, jeudi, a déploré « le geste d’avoir mis la charrette avant les bœufs » vis-à-vis de l’élaboration du projet de texte par rapport au décret de convocation des électeurs.

 

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  • Spectacle affligeant de bandes d’hypocrites . Ravalomanana qui se croit encore avec la feuille de route en évoquant son crédo  » unilatéral  » . ROHY fustigé indirectement par le SEFAFI pour les malversations sur les fonds des bailleurs et dont on connait tout comme le CCOC leur sensibilité politique non loin de l’autre pourriture d’Imerikasinina qui va voir la communauté internationale et la SADC selon ses dires . KMF / CNOE qui a oublié qu’ils étaient un des artisans de la constitution de 2010 . Tous ces tartuffes feintent d’ignorer que ANR a été élu démocratiquement et qu’il est là pour appliquer sa politique selon les prérogatives que lui confèrent la constitution.

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