Accueil » A la une » Mines – La reprise d’Ambatovy reste à déterminer
A la une Economie

Mines – La reprise d’Ambatovy reste à déterminer

L’ambassadeur du Japon, Higuchi Yoshihiro, expliquant le cas Ambatovy ,hier.

La pandémie de Covid-19 a mis aux arrêts l’essentiel des investissements japonais dans le pays, notamment, le projet Ambatovy. Pour ce dernier, le moment de la reprise reste incertain.

À ce stade nous ne pouvons pas encore déterminer un timing pour la reprise. Ces mots sont ceux de Higuchi Yoshihiro, ambassadeur du Japon. Des mots en réponse à une question sur l’avenir des grands investissements japonais à Madagascar, notamment, le projet Ambatovy.

En marge d’une cérémonie à la résidence du Japon, à Ivandry, hier, le diplomate s’est prêté au jeu des questions et réponses avec la presse. Une occasion pour évoquer le futur des projets que sont Ambatovy, mais aussi, l’élargissement du port de Toamasina. Concernant l’usine d’exploitation de cobalt et de nickel, l’ambassadeur Higuchi Yoshihiro affirme qu’autant l’entreprise Sumitomo qui est l’actionnaire majoritaire, que l’État japonais « sont déterminés à travailler pour la reprise des activités ».

Cette détermination à reprendre les activités concerne également, les travaux d’élargissement du port de Toamasina, ainsi que d’autres projets japonais à l’arrêt, comme des travaux d’irrigation dans l’Alaotra. Comme annoncé en attaque de l’article, le diplomate japonais reconnaît, toutefois, qu’en l’état actuel des choses, il est difficile de déterminer avec certitude quand s’effectuera cette reprise.

L’arrêt des sites d’Amba­tovy et des chantiers de l’élar­gissement du port de Toa­ma­sina figurent parmi les dommages collatéraux de la crise sanitaire causée par la Covid-19. Selon les dires du diplomate japonais, le retour des techniciens étrangers fait partie des conditions de la reprise des activités. Avec d’autres parties prenantes, l’ambassadeur japonais travaille dans ce sens.

Priorité numéro une

« La priorité est de faire revenir ces techniciens non malgaches, mais les frontières aériennes malgaches sont toujours fermées à cause de la pandémie. Oui, il faut être prudent, je le comprends. On essaie, néanmoins, de faire revenir les gens essentiels pour la reprise des activités le plus tôt possible », a déclaré le diplomate japonais.

L’ambassadeur du Japon parle également de « quelques défis administratifs à surmonter », pour la reprise des activités, sans plus de détails. Outre la situation nationale, la conjoncture internationale, surtout l’état de forme du marché du nickel et du cobalt pourrait également déterminer la reprise des activités du projet Ambatovy.

Higuchi Yoshihiro se veut cependant, rassurant en soutenant qu’Ambatovy est un projet à long terme et que « toutes les parties prenantes travaillent pour le succès de ces investissements ». Il souligne, par ailleurs, qu’il s’agit du premier investissement de grande envergure à Madagascar. Que la Grande île aura tout à gagner à ce que ce soit une réussite. Qu’en cas de succès, d’autres grands investisseurs suivront. Un échec du projet Amba­tovy pourrait, effectivement, doucher l’ambition étatique de développer rapidement le pays par le biais des grands investissements. Certes, plusieurs paramètres qui conditionnent la réussite ou l’échec du projet ne dépendent pas des autorités malgaches. Dans l’immédiat, toutefois, la suspension des exploitations et exportations de nickel et de cobalt enrhume l’économie de la Grande île. Depuis plusieurs mois, sa plus grande source de devises est à l’arrêt.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

Voir aussi