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Cadrage macro-économique – Un taux de croissance de 3,5% selon le FMI

Le  tourisme  n’a  pas  été  pris  en  compte  dans  cette  prévision  de  croissance.

Déjà un précieux indice pour le projet de loi de finances initiale, PLFI. Le Fonds monétaire international, FMI, table sur un taux de croissance de 3,5% de l’économie.

Un avenir moins sombre. La reprise des activités économiques qui s’amorce, après l’année internationale du coronavirus et ses mesures restrictives ayant tout bloqué sur leur passage, l’exercice en cours devrait être clôturé par un résultat positif. « Après une contraction de 7,1 % du PIB en 2020, l’économie malgache se redresse progressivement. La croissance devrait atteindre 3,5% en 2021, soutenue par les secteurs minier, textile et des services. Les tensions sur les prix des denrées alimentaires sont réapparues, appelant à une action politique rapide pour soutenir les pauvres. L’objectif de déficit primaire intérieur de 2,5 % du PIB en 2021 devrait être atteint. La dette publique restera contenue à environ 50 % du PIB » analyse Frédéric Lambert, chef de mission de revue du FMI pour Madagascar, dans sa déclaration finale publiée avant-hier. Les concepteurs du PLFI 2022 doivent en tenir compte.

Pour ce qui est du taux prévisionnel de croissance, en valeur absolue « équivaudrait à une progression de 10,6% ». Du moins pour ceux qui adorent le raisonnement par l’absurde en mathématiques pures, au service des débats improductifs sur les réseaux sociaux. Plus pragmatiques et réalistes, les conclusions de Frédéric Lambert, n’ont pas retenu le tourisme comme un des leviers de cette croissance de l’économie, en termes réels du PIB. Alors que ce secteur indissociable des transports aériens a toujours apporté une grosse part de briques dans l’édifice. Il a tout à fait raison. Les retombées économique et financières de la réouverture des frontières, un peu tardives mais compréhensibles face à la menace du mal qui rôde, ne devraient être ressenties qu’à l’année prochaine.

Meilleures réputations

Les mines, avec les productions d’Ambatovy, servies par des cours en hausse du nickel sur les cotations du marché international, le textile et habillement, drapés des meilleures réputations à l’étranger par la qualité des produits et de la main-d’œuvre directe, doivent tirer vers le haut cette croissance par la voie des exportations. La faiblesse chronique de l’ariary face à l’euro et au dollar sur le baromètre du Marché interbancaire de devises, rend compétitifs les produits made in Madagascar à l’export.

Quant aux services, en l’occurrence les télécommunications et ses multiples déclinaisons, ils sous-tendent à l’intérieur cette espérance. Tout en aspirant des capitaux propres, par un environnement jugé propice aux investissements. Par exemple, les grands noms de l’outsourcing déjà présents, prévoient d’accentuer leur présence par la construction de nouvelles plateformes. Entendre des vastes bureaux, cloisonnés en box, pour call-center. Ce sous-secteur très dynamique envisage de recruter dans les 30 000 jeunes sur le court terme.

Le FMI a ainsi cerné les contours essentiels du PLFI. Avec d’autres préoccupations. Comme la mobilisation des recettes publiques. En toile de fond(s) les réformes des Administrations douanières et fiscales. En dépit de la réticence des syndicalistes. Mais aussi l’augmentation conséquente des budgets alloués aux secteurs sociaux. Tout un programme, en somme.

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