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Ressources stratégiques – British petroleum plie bagage

le  major  britannique  a  déjà  investi  gros  sur  les  blocs pétroliers  malgaches  malgré  tout.

La troisième compagnie pétrolière mondiale envisage de plier bagage après que ses requêtes face à l’administration aient été refusées partiellement.

À moitié vide. Après avoir demandé des exonérations de taxe au mois de juin, le major britannique s’est finalement heurté à un refus partiel de la part des autorités. Une des raisons pour laquelle, la compagnie a mis à l’arrêt les phases d’exploration des blocs pétroliers malgaches qui lui ont été attribués par le gouvernement à travers des contrats de partage de production pour l’exploration signés en 2017.

C’est le ministre des Mines et des ressources stratégiques qui a annoncé cette requête de la compagnie britannique aux sénateurs il y a quelques mois. British Petroleum avait demandé à bénéficier d’une exonération de TVA pour la poursuite de ses activités d’exploration. « Présentement, British Petro­leum entre dans la deuxième phase d’exploration. Une situation qui nécessite plus de moyens tant matériels que financiers. Raison pour laquelle la compagnie s’est tournée vers les autorités pour lui accorder un allègement des charges à travers l’exonération sur la TVA. Cependant, l’État n’a accordé une exonération que sur les matériels. Les services et prestations par rapport aux tiers contractants restent ainsi assujettis à la TVA. Une décision qui pourrait expliquer l’hésitation de la compagnie à poursuivre l’aventure malgache » explique une personne proche du dossier.

Lourds engagements

En d’autre terme, la compagnie britannique ne sera plus taxée sur les matériels qu’elle importera et utilisera directement. Par contre, les accords qu’elle contractera avec les prestataires seront toujours accompagnés de la TVA. Pourtant Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégique avait expliqué, à l’époque où British Petroleum avait formulé sa requête que «cette exonération permettrait à Madagascar d’être compétitif ». Ce même responsable de rappeler que « La compagnie est la seule à poursuivre ses activités d’exploration à Madagascar ». Les explorations de la compagnie concernent plusieurs blocs pétroliers dans les bassins Ouest et Nord-Ouest de Madagascar, précisément le bassin de Maha­janga, d’Ampasindava et du Cap Saint-André.

À la base, ces contrats d’exploration avaient une durée de validité de huit ans à partir de leurs signatures en 2017. Il aura ainsi fallu trois années pour que la situation tourne court. Le contexte de pandémie mondiale ainsi que le climat des investissements à Madagascar aidant, le major britannique a finalement largué les amarres. Un départ coûteux dans la mesure où avant de procéder au forage proprement dit, la compagnie devait statuer une réserve potentielle, puis une réserve probable et enfin une réserve sûre. Ce qui signifie un lourd investissement sur le forage sur terre qui peut coûter jusqu’à quinze millions de dollars, et celui en mer pouvant s’élever jusqu’à soixante à cent millions de dollars.

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