C’était presque une ingérence. L’État prenait en main l’organisation de l’inauguration du stade Barea et par extension le match éliminatoire du Mondial 2022 entre les Barea et les Écureuils du Bénin. Il décide s’ouvrir le match au public à titre gratis. La Fédération malgache de football, dont le président reconnu par la FIFA et la CAF reste Raoul Arizaka Rabekoto en exil à l’étranger, joue le rôle de figurant. Une grosse maladresse. Lors de la présentation du programme d’inauguration à la presse, aucun membre de la FMF ne figurait à la tribune officielle. Les membres du comité exécutif sur place, privés de budget par la FIFA, ont l’oreille basse. Mais la réplique est venue d’une demande sournoise d’autorisation pour la présence de mille cinq cents spectateurs au match. En fait, c’était pour alerter la CAF et la FIFA que la FMF était dessaisie de l’organisation du match. La décision a de quoi surprendre étant donné que l’année dernière à Toamasina, un nombre limité de public avait été autorisé alors qu’on était encore au plus fort de la crise sanitaire. Aujourd’ hui la Covid-19 est presque maîtrisée et le cas de Madagascar surprend le monde entier en premier l’Organisation mondiale de la santé qui a décidé de se pencher sur l’efficacité du CVO plus. Alors que les pays africains comme le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud ont toutes les peines du monde pour se dépêtrer du virus, de même que les pays de l’océan Indien comme les Seychelles, Maurice et La Réunion où le taux de vaccination est pourtant très élevé, Madagascar semble être sorti de l’auberge. On ignore donc sur quelle information et statistique la CAF s’est elle basée pour prendre cette décision. Mais il est également vrai, qu’il faut préserver le public étant donné que la transmission pouvait venir des Béninois qui ont affrété un avion spécial avec des supporters parmi les passagers. Cela n’enlève rien à notre bévue dans l’organisation. La FIFA et la CAF nous adressent une piqûre de rappel soulignant qu’elles sont seuls maîtres à bord quand on parle foot et que toute ingérence de l’État, sous quelle forme que ce soit est immédiatement réprimée de différentes façons selon les circonstances. Leur indépendance est absolument inviolable. On en a eu plusieurs expériences malheureuses dans le passé. Lors de la CAN 1994 en Tunisie, les Aigles de Carthage se sont faits battre par les Aigles du Mali en match d’ouverture. Le dictateur Ben Ali avait dissout la fédération tunisienne après le match. Ce qui avait provoqué la colère du président de la FIFA de l’époque le Brésilien Joâo Havelange. Il a annoncé la fin de la Can et rentrait à l’hôtel pour prendre son jet privé et revenir au Brésil. Ben Ali a du lui demander pardon à l’hôtel et maintenir la fédération. Une anecdote parmi tant d’autres concernant l’omnipotence des instances du football. Elles viennent de nous gifler en douceur. On au rai t du dès le départ dissocier les deux événements. D’ailleurs l’inauguration était prévue dans un premier temps le 29 août c’est-à-dire demain avec un match amical entre les Barea et les Seychelles. Comme la fenêtre de la FIFA ne s’ouvre que le 30 août, les joueurs des Barea ne pouvaient donc pas être présents. Du coup on a mis un trait sur le match contre les Seychelles. Et on a greffé le programme sur le match éliminatoire du Mondial 2022. Rien ne serait arrivé si on avait maintenu le programme initial mais qui trop embrasse mal étreint. Tout est footu désormais et il difficile de trouver une porte de sortie à moins de vouloir faire un forcing et maintenir le programme coûte que coûte. On en a vu des vertes et des pas mûres.
C’était presque une ingérence. L’État prenait en main l’organisation de l’inauguration du stade Barea et par extension le match éliminatoire du Mondial 2022 entre les Barea et les Écureuils du Bénin. Il décide s’ouvrir le match au public à titre gratis. La Fédération malgache de football, dont le président reconnu par la FIFA et la CAF reste Raoul Arizaka Rabekoto en exil à l’étranger, joue le rôle de figurant. Une grosse maladresse. Lors de la présentation du programme d’inauguration à la presse, aucun membre de la FMF ne figurait à la tribune officielle. Les membres du comité exécutif sur place, privés de budget par la FIFA, ont l’oreille basse. Mais la réplique est venue d’une demande sournoise d’autorisation pour la présence de mille cinq cents spectateurs au match. En fait, c’était pour alerter la CAF et la FIFA que la FMF était dessaisie de l’organisation du match. La décision a de quoi surprendre étant donné que l’année dernière à Toamasina, un nombre limité de public avait été autorisé alors qu’on était encore au plus fort de la crise sanitaire. Aujourd’ hui la Covid-19 est presque maîtrisée et le cas de Madagascar surprend le monde entier en premier l’Organisation mondiale de la santé qui a décidé de se pencher sur l’efficacité du CVO plus. Alors que les pays africains comme le Maroc, la Tunisie, l’Afrique du Sud ont toutes les peines du monde pour se dépêtrer du virus, de même que les pays de l’océan Indien comme les Seychelles, Maurice et La Réunion où le taux de vaccination est pourtant très élevé, Madagascar semble être sorti de l’auberge. On ignore donc sur quelle information et statistique la CAF s’est elle basée pour prendre cette décision. Mais il est également vrai, qu’il faut préserver le public étant donné que la transmission pouvait venir des Béninois qui ont affrété un avion spécial avec des supporters parmi les passagers. Cela n’enlève rien à notre bévue dans l’organisation. La FIFA et la CAF nous adressent une piqûre de rappel soulignant qu’elles sont seuls maîtres à bord quand on parle foot et que toute ingérence de l’État, sous quelle forme que ce soit est immédiatement réprimée de différentes façons selon les circonstances. Leur indépendance est absolument inviolable. On en a eu plusieurs expériences malheureuses dans le passé. Lors de la CAN 1994 en Tunisie, les Aigles de Carthage se sont faits battre par les Aigles du Mali en match d’ouverture. Le dictateur Ben Ali avait dissout la fédération tunisienne après le match. Ce qui avait provoqué la colère du président de la FIFA de l’époque le Brésilien Joâo Havelange. Il a annoncé la fin de la Can et rentrait à l’hôtel pour prendre son jet privé et revenir au Brésil. Ben Ali a du lui demander pardon à l’hôtel et maintenir la fédération. Une anecdote parmi tant d’autres concernant l’omnipotence des instances du football. Elles viennent de nous gifler en douceur. On au rai t du dès le départ dissocier les deux événements. D’ailleurs l’inauguration était prévue dans un premier temps le 29 août c’est-à-dire demain avec un match amical entre les Barea et les Seychelles. Comme la fenêtre de la FIFA ne s’ouvre que le 30 août, les joueurs des Barea ne pouvaient donc pas être présents. Du coup on a mis un trait sur le match contre les Seychelles. Et on a greffé le programme sur le match éliminatoire du Mondial 2022. Rien ne serait arrivé si on avait maintenu le programme initial mais qui trop embrasse mal étreint. Tout est footu désormais et il difficile de trouver une porte de sortie à moins de vouloir faire un forcing et maintenir le programme coûte que coûte. On en a vu des vertes et des pas mûres.