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Transport – Les opérateurs au bord de la faillite

La  circulation  vers  Ambalanirana  dans  la  région  Bongolava  est  suspendue. 

La circulation sur les zones nationales reste interdite pour la prochaine quinzaine. La situation est de plus en plus insupportable pour les opérateurs.

Cri d’alarme. Les opérateurs qui œuvrent dans le secteur des transports se sentent paralysés. Les impacts de la pandémie de la Covid-19 se fait sentir sur le secteur transport. Depuis les cinq mois où le pays est plongé dans la pandémie, les pertes s’avèrent énormes suite à la cessation des activités. En tant qu’entreprises à part entière, les transporteurs supportent toutes les charges y afférentes. Encore plus, « la décision sur le prolongement de l’état d’urgence sanitaire met les transporteurs KO », regrette un propriétaire des véhicules desservant l’axe Antananarivo-Morondava.

« Cette année est presque une saison morte pour nous. Aucun espoir qu’on nous viendra en aide pour redresser le secteur transport. La plupart des gérants ont fait un prêt à la banque et aux agences de microfinance. Et à cause des impacts de la crise sanitaire, il y a déjà ceux qui commencent à vendre leur voiture. Les autres ont risqué leur vie en assurant le transport des marchandises sans attendre aucun bénéfice suite au déséquilibre entre l’offre et la demande », ajoute ce propriétaire.

Reconversion

Pour les destinations touristiques les plus prisées comme Morondava, les touristes ont plié bagage et ont quitté la région après la fermeture des routes nationales. Les vacanciers et les travailleurs ne peuvent pas se déplacer en raison de l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire. Toutes ces restrictions mettent en panne le transport, a-t-on appris.

Les problèmes sont presque communs à tous les opérateurs dans le secteur. Dans la région Bongolava, suite à la multiplication des cas confirmés de la Covid-19, les mesures sanitaires sont renforcées, comme le confinement partiel. La perte d’emplois touche les chauffeurs et leurs aides, les bagagistes et autres. « Au fur et à mesure que les véhicules sont fermés au garage, le coût des frais d’entretien est élevé. En plus, on doit s’acquitter des différentes charges comme l’assurance, la visite technique ainsi que l’impôt versé annuellement au fisc », témoigne Naja Rakotomalala, transporteur desservant Antananarivo à Ambalanirana. À cause des pertes engendrées par la suspension de la circulation, il opte pour la reconversion. « J’ai décidé de m’occuper de mes champs pour nourrir ma famille. Le transport n’est plus rentable », note-t-il.

Même si la circulation sera rétablie à la normale, les transporteurs de Bongolava n’espèrent plus un bon redémarrage des affaires jusqu’à la fin de cette année car la saison du « Famadihana » sera sûrement ratée.

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