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CSB II – Les dispensaires des quartiers débordés

Les  médicaments  gratuits  sont  distribués  aux  patients  qui  présentent les  symptômes  de  la  covid-19.

Le traitement de la covid-19 dans les centres de santé de base attire du monde. Les médecins sont débordés. Le médecin-chef d’un centre de santé de base (CSB) dans le district d’Atsimondrano a terminé sa journée, tard, hier. À 17 heures, elle recevait encore des patients, si sa journée a commencé vers 8 heures du matin. C’est devenu son rythme habituel, depuis le début du traitement des personnes qui présentent les symptômes du coronavirus, dans les CSB d’Antana­narivo et des districts d’Avaradrano et d’Atsimondrano. « Je suis seule au poste, alors que les patients sont très nombreux. Mes deux collègues sont en convalescence. Ils ont attrapé le virus », confie-t-elle.

Entre trente à cinquante patients par jour arriveraient dans ce centre de santé, pour se faire examiner, mais surtout, pour recevoir les médicaments de traitement de la covid-19, gratuitement. « Il est regrettable que, parmi ces patients, certains ne sont même pas malades, mais répètent juste ce qui est répété dans les médias dans le but d’obtenir des médicaments », indique un autre médecin.

Fatigués

Plusieurs médecins des CSB qui traitent le coronavirus se disent être débordés, en ce moment. « Je reçois jusqu’à soixante patients par jour. C’était le cas, vendredi », affirme un médecin d’un CSB de la capitale. Lui aussi est seul au poste. La fatigue commence à peser sur ces professionnels de santé. « Nous ne faisons pas que consulter les malades. Nous devons, également, remplir quatre registres pour chaque patient. Imaginez le temps que cela nous prend », se plaint un médecin.

Normalement, les dispensaires urbains ont jusqu’à trois à quatre médecins. Mais beaucoup ne sont pas opérationnels. Exposés au premier front, les uns sont vulnérables, les autres sont contaminés, d’autres ont de la difficulté à rejoindre leur lieu de travail, sans moyen de transport. Ils appellent du renfort. « À la longue, cette fatigue va les épuiser. Ils pourront tomber malades et s’ils sont seuls au poste, personne ne pourra les remplacer. Ils ont quand même besoin de se reposer. La plupart des médecins des CSB travaillent, à l’heure actuelle 24 heures sur 24 et six jours sur sept », indique un responsable.

Le directeur de cabinet du ministère de la Santé publique, le Dr Lamina Arthur Rakotonjanabelo affirme que des solutions sont en cours. « Il y aura des contrats de volontariat avec des médecins et des paramédicaux pour travailler dans ce cadre. Nous allons, en outre, organiser avec la direction régionale de la Santé publique le transport des agents vers leur lieu de travail », rassure-t-il.

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