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Chronique

Éducation de base

De la «Cancel culture» au «LGBT»: les «valeurs européennes» ne seraient-elles plus qu’un recyclage des lubies américaines depuis que Bill Clinton a proclamé juin comme mois de la fierté gay et lesbienne? Et les officines onusiennes, des caisses de résonance des «avant-gardismes» new yorkais depuis les événements du 43 Christopher Street en 1969?

D’une attitude honteuse, les LGBT seront passés au stade de la «fierté». On ne peut pas en vouloir à quelqu’un de s’assumer. Mais, le plus étonnant est que le lobbying aura gagné des institutions aussi influentes que l’UNESCO ou l’UEFA: la page de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation et la Culture aux couleurs arc-en-ciel ou le logo de la Confédération européenne de football travesti de même, est-ce bien leur rôle?

Comment s’étonner que fleurissent des néologismes comme «Gaystapo» ou «Khmers roses», quand d’opprimés, les LGBT deviendraient des privilégiés à l’exposition médiatique préférentielle qui fait, par exemple, un journal s’ouvrir par la dépénalisation de l’homosexualité en Inde? Ce jour-là, de février 2016, il n’y avait vraiment aucune information internationale plus essentielle pour faire la Une? Que les marques commerciales se soient emparées de cette niche «LGBT» n’est que marchandi­sation ordinaire. Mais, faut-il à un code civil leur prévoir des droits exorbitants du droit commun de la famille?

Bien entendu, l’orientation sexuelle n’a pas à être pénalisée. Je vois des ami(e)s gay et lesbiennes qui ne me semblent pas en mode «shame» ou «stigma». Les deux lettres de base, «LG», se sont vues adjoindre «LGBT», et maintenant «LGBTQ+» voire «LGBTQIA+». J’avais fini par me faire à «LG». Par contre, «BT» évoque un choix radical qui peut se vivre, mais ne doit pas devenir revendicatif. L’anatomie humaine a ses limites transformistes qu’atteindront fatalement les concernés et leurs chirurgiens: et après?

«Les contenus qui promeuvent les identités de genre différentes du sexe à la naissance et le changement de sexe ou l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans»: deux jours après l’adoption de cette loi en Hongrie, ce 24 juin 2021, seize gouvernements européens ont signé une protestation commune. Aux yeux d’un Européen, de chacun de ces seize pays, l’instrumentalisation de la migration par la Turquie ou le Maroc n’est-elle pas plus urgente pour la sécurité de l’Europe et de ses «valeurs»? La Hongrie n’at-elle pas le droit de déterminer comme elle l’entend son Code de l’Éducation sans qu’interfèrent des gouvernements étrangers qui n’ont pas reçu mandat, sur cette question, de leur peuple?

Les «valeurs européennes», c’est quoi donc? Quand Ursula von der Leyden, présidente de la Commission européenne, en visite chez le Président turc, avait accepté d’être reléguée sur un sofa à l’écart des hommes, incarnait-elle ces «valeurs européennes»? Et si ces «valeurs européennes» existaient, «bien avant la construction de l’UE», la peine de mort ne devrait-elle pas en faire intégralement partie ? Si seize pays (Belgique, Chypre, Danemark, Allemagne, Estonie, Irlande, Grèce, Espagne, France, Italie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Finlande, Suède) ont condamné le texte hongrois, onze autres (Autriche, Bulgarie, Croatie, Hongrie, Lituanie, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie) n’en ont rien fait. Seize contre Onze: les «valeurs européennes» sont-elles fondamentales ou à géométrie majoritaire variable?

Le lendemain 25 juin, les ambassades britannique, américaine et canadienne en Russie avaient arboré des drapeaux arc-en-ciel: outre que le Président russe avait déjà ironisé que cela traduisait les orientations sexuelles dans lesdites ambassades, Vladimir Poutine avait également déclaré sans ambages que «une partie assez agressive de la société impose son point de vue à la majorité écrasante». C’était à la veille du G20 de 2019 à Osaka, au Japon, seul pays du G7 à ne pas légaliser le mariage homosexuel.

Malgache, Hongrois ou Russe, moi, père, je ne veux pas de propagande homosexuelle auprès des enfants : directe ou par défaut à l’école, ouverte ou pernicieuse dans la publicité. Après, les adultes font ce qu’ils veulent. Mais, je veux mourir avec mes idées de mec qui aime les femmes qui aiment les hommes qui aiment les femmes.

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