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Éducation – Une grève illimitée annoncée

Le syndicat des enseignants Sempama Nosy annonce une grève illimitée. Ils ont boycotté un examen blanc.

A une semaine près du jour J du Cepe, la tension monte d’un cran au niveau de l’éducation. Les membres du syndicat des enseignants à Madagascar ou Sempama Nosy ont déclaré une grève illimitée, hier, dans les locaux de l’Institut national de formation professionnelle (Infp) à Mahamasina, et ce, malgré l’approche des examens officiels. « Le ministère des Finances et du budget (MFB) n’a toujours pas répondu à notre requête. Notre manifestation ne cessera que quand l’augmentation des indemnités d’éloignement et de risque ou encore celle du logement à 100 000 ariary seront accordées», a souligné Arsène Ratolojanahary, président du syndicat.
Les porte-parole du syndicat indiquent, toutefois, qu’ils n’ont pas l’intention de déstabiliser les examens officiels, en laissant du suspens au bout de leur lèvre. « La participation de nos membres aux examens de Cepe ou au Bepc dépend de la volonté de chacun», ont-ils lâché.
À Farafangana, pourtant, la grève, entamée la semaine dernière, a entraîné l’interruption du Bepc blanc au deuxième jour. Jusqu’à hier, cet examen n’a toujours pas repris. Selon un responsable auprès de la direction régionale de l’Éducation nationale (Dren) sur place, les épreuves devraient reprendre ce jour.

Tenir au courant
Heureusement que ce ne sont pas tous les enseignants de la Grande île qui adhèrent à cette grève. Dans la circonscription scolaire de Toamasina I, au niveau de la Dren de Menabe ou encore à Antananarivo, par exemple, aucun enseignant n’a suspendu ses cours, hier.
Par ailleurs, le Dr Todisoa Andriamampandry, directeur général de l’Éducation fondamentale et de l’alphabétisation réitère la confirmation de la tenue de ces examens. « Tous les préparatifs sont déjà fin prêts », précise-t-il.
Cette revendication des syndicats d’enseignants fait suite à la manifestation, en mai, où la hausse de ces indemnités ou encore la nomination sur titre des sortants de centre de formation, ont été réclamée.
Le comité ad’hoc, mis en place pour le suivi de ces requêtes, a pu convaincre le ministère de la Fonction publique d’accorder cette nomination sur titre.
« C’est le MFB qui traîne à prendre une décision », enchaînent les porte parole.

Miangaly Ralitera