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Diplomatie – De l’Estrac devient commandeur

Gratitude. C’est ce qu’a souhaité témoigner à l’endroit de Jean Claude de l’Estrac, secrétaire général(SG) de la Commission de l’océan Indien (COI), Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères. Alors qu’il entame une tournée dans les îles membres de la COI pour marquer la fin de son mandat à la tête de cette organisation, de passage à Mada­gascar, l’ancien journaliste a été décoré du titre de commandeur de l’ordre national, en remerciement de son apport non seulement pour l’organisation régionale, mais aussi pour son rôle dans le processus de sortie de crise de Madagascar.
La chef de la diplomatie a également rappelé l’appui du secrétaire général de la COI durant la présidence malgache de cette organisation. Un soutien qui a abouti à l’acquisition par la Grande île de l’hébergement du centre régional de fusion des informations maritimes, et la mise en marche du projet de faire de Madagascar le grenier de l’océan Indien, matérialisé dans un premier temps par la mise en place d’une unité régionale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Fervent défenseur de « l’indianocéanie », Jean Claude de l’Estrac est aussi l’initiateur du renforcement de connectivité aérienne entre les pays membres de la Commission, par le biais du projet « Alliance vanille ». Dans sa prise de parole hier, le SG de la COI a insisté sur l’importance de la stabilité  en faisant notamment référence à la conjoncture délétère qui pèse sur la Grande île actuellement. Tout en réagissant à l’attentat de Mahamasina et à l’accord de principe entre Madagascar et le fonds monétaire international (FMI) sur la facilité élargie de crédit (FEC), Jean Claude de l’Estrac soutient, « Ça c’est un préalable ».
Selon le SG de la COI, le retour des bailleurs « n’est pas une fin en soi, (…) les bailleurs à la limite est un palliatif (…) Mais, l’objectif final n’est pas le bailleur, ce sont les investisseurs locaux ou étrangers, ceux qui seront dans l’optique de créer des entreprises et des emplois.  Et là, il y a deux préalables, le premier (…) est la question de l’infrastructure, de l’énergie, des routes, de l’eau, de la connectivité aérienne, et de la desserte maritime. Ensuite, c’est la stabilité politique. Les conflits existent où que l’on aille, mais dans un pays démocratique, ces divergences s’expriment via les institutions ».

G.F.R.

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