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Coût de électricité – L’Optima business appliqué au mois de juillet

Le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Andry Ramaroson.

Le mois de juillet s’annonce chaud. Il devrait être marqué par l’application des nouveaux tarifs de l’électricité pour les industriels.

Partager les responsabilités. Par un dialogue constructif se voulant être persuasif. Voilà la méthode adoptée par Andry Ramaroson, ministre de l’Énergie et des hydrocarbures pour faire avaler aux industriels une grosse couleuvre. Selon lui « l’Optima business, système de tarification de l’électricité pour les industriels, entrera en vigueur au mois de juillet ». Pour arrondir les angles, il continue les réunions de négociations entre son ministère, des opérateurs du secteur privé et la Jirama.

Pour convaincre ses interlocuteurs du bien-fondé de ces réformes tarifaires, il rappelle trois chiffres clés. « Le coût de revient d’un kilowattheure tourne aux environs des 1 000 ariary. Les particuliers abonnés de la Jirama l’achètent à 450 ariary alors que les industriels, considérés comme des grands consommateurs ne paient que 200 ariary pour la même quantité tenue en compte».

Les industriels et grosses entreprises arrivent, en moyenne, à acheter pas moins de 120 Giga wattheure par mois. D’où ces prix préférentiels. Mais cette fois-ci, ils devront participer aux efforts collectifs pour sortir la Jirama des difficultés financières dans lesquelles elle est engluée depuis des années.

Un consensus

Après avoir été la vache à lait des régimes successifs. Certains ont puisé dans la caisse de la Jirama des liquidités pour payer la fin des mois des fonctionnaires. L’État, actionnaire principal, lui doit aussi des dettes colossales.

Mais cette éventualité de l’Optima Business fait craindre le pire parmi les acteurs du secteur privé. Qui vivent encore avec les séquelles et les stigmates de la crise sanitaire, les effets induits du cycle cyclonique et les conséquences commerciales de la guerre en Ukraine. Pour Johan Pless du Groupement des entreprises de Madagas- car, GEM, « il serait plus judicieux de chercher des solutions au niveau de la production de la Jirama pour ne pas courir le risque de ces augmentations des tarifs quand la Jirama éprouve des difficultés à se rentabiliser. Et si ces sacrifices seront inévitables, pourquoi ne pas réduire la TVA sur les factures de l’électricité de 20 à 5% comme ce fut le cas pour le gaz butane ».

Andry Ramaroson espère trouver un consensus suite à ces pourparlers tripartites. Mais comment faire pour ne pas torpiller de l’intérieur la restructuration de la Jirama et éviter de décourager les opérateurs économiques, requinqués par la réouverture des frontières aériennes qui a ravivé autant les activités touristiques que les autres filières.

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