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Secteur productif – Les entreprises à l’agonie

Andrianavalomanana  Razafiarison,  veut  du  Tosika  Fameno et  du  Vatsy  Tsinjo  pour  les  employés  mis  au  chômage.

La production est en berne avec un accès quasi-impossible au crédit et un ralentissement de l’exploitation chez 70% des PME et TPME.

La crise économique est à nos portes. Depuis deux mois, les entreprises rationnent leurs moyens de production en termes de ressources humaines notamment. « Le chômage partiel est devenu inévitable quand bien même il est question de vie et de survie. Pour le patronat, un paiement de la moitié ou du trois quart du salaire est proposé aux collaborateurs. Dans les structures où le fonctionnement est devenu impossible, la mise au chômage des salariés a été la solution finale. Raison pour laquelle nous sollicitons l’État afin de sécuriser le milieu de l’emploi, car davantage de personnes ont perdu leur travail du jour au lendemain dans ce contexte initial de crise sanitaire dont l’impact s’est vite répercuté sur la production », constate Andria­navalomanana Razafiarison, président du Groupement des entrepreneurs malagasy ou Fivmpama.

Pour se maintenir en vie, les entreprises décident d’utiliser des réserves légales qu’elles détiennent tandis que d’autres comptent recourir aux emprunts auprès des banques. Cela, en dépit de la difficulté à constituer de la garantie en cette crise dans laquelle s’enlisent la production et la consommation.

Trésorerie

La chute de cette dernière durant le confinement a occasionné des pertes aux entreprises de tous les secteurs en raison de la clientèle réduite, voire disparue. Les initiatives étatiques d’octroi de subventions ont toujours été attendues par toutes les entreprises en difficulté dont le nombre est en constante progression.

Face à la disparition de la clientèle locale pendant le confinement, les recettes des entreprises ont rapidement chuté. Le paiement des salaires est devenu problématique sans que l’État n’adopte une mesure garantissant tous les emplois d’avant-crise.

En un seul trimestre, la majorité des entreprises fonctionnent avec le minimum de moyens dont ils disposent au niveau de leurs trésoreries respectives. « C’est face à cette réalité que le risque dans l’octroi de crédit se fait ressentir du côté des banques. C’est pourquoi 60 à 70% des PME et TPME survivent difficilement. La solution primordiale avancée, c’est de mettre en place un plan d’urgence social à l’endroit des personnes en perte d’emplois. Les entreprises détiennent l’effectif exact des personnes qu’elles ont dû licencier temporairement ou de manière définitive. Si l’État peut se permettre de venir en aide aux personnes vulnérables et opter pour une distribution à grande échelle de Vatsy Tsinjo ou de Tosika Fameno, pourquoi les employés n’en bénéficient-ils pas maintenant qu’ils se retrouvent en majorité au chômage ? », interpelle Andria­navalomanana Razafiarison.

Dans l’attente de la sortie d’un plan de mitigation dont la conception a fait l’objet de l’invitation des chefs de groupements économiques le 7 avril dernier, cinquante jours après, les entreprises en difficulté de trésorerie sont abandonnées à leur sort et doivent mettre leurs collaborateurs au chômage.

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