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Crise sanitaire – La confédération des travailleurs lance un SOS

José  Randrianasolo  et  Rémi  Henri  Boutoudi  face  à  la  presse  hier.

Un syndicat fait appel à un rapprochement entre l’État et les employeurs et employés afin de réduire l’impact social de la crise, notamment pour les travailleurs.

Enième appel. Le syndicat des travailleurs relance l’appel à la concertation entre l’État, les employeurs et les employés pour faire face à cette crise. « Nous avons participé à l’élaboration du plan de mitigation. Notre but est que chaque partie puisse être accompagnée durant cette crise. Avec le refus du plan en question, nous constatons que l’aspect social des employés est frappé de plein fouet par cette crise », explique Rémi Henri Boutoudi, Secrétaire général de la Confédéra­tion des travailleurs de Madagascar (CTM).

Durant une conférence de presse, la confédération a tenu à renforcer son appel de dé tresse au nom des employés. « On connait tous la situation de plusieurs travailleurs qui ont perdu leur travail en ce moment, mais notre proposition est de retenir ceux qui sont en activité actuellement. Il est important de dire que les employés sont parmi les victimes de cette crise », assène José Randrianasolo, secrétaire général du FISEMA. Le syndicat pense qu’il est primordial de se rapprocher et de trouver ensemble la solution. « Nous avons souligné la relance de cette concertation afin que toutes les parties n’en sortent pas perdantes. Cette concertation aura pour objectif de voir les problèmes de chaque partie et de trouver les solutions afférentes », enchaîne le syndicat.

Un terrain d’entente

« Nous voulons réduire l’impact de la crise, entre autres réduire le nombre des travailleurs qui perdent leur travail durant cette crise », explique le syndicat. Un terrain d’entente doit être trouvé entre les trois parties. « Il est important de chercher un compromis pour pouvoir mieux avancer face à cette crise», indique-t-il. Le syndicat a soulevé l’absence de disposition spécifique qui protège le droit des travailleurs en temps de crise.

« On constate qu’on ne possède pas d’arsenal juridique pour se protéger face à cette crise. Dans l’article 13 du code du travail, les employeurs pourraient envoyer en chômage technique les travailleurs suivant certaines conditions, et c’est vraiment compréhensible vu la situation, d’un autre côté l’Etat a rappelé aux employeurs qu’aucun chômage technique ne doit survenir. Malheureusement aucune mesure d’accompagnement n’a été présentée par l’Etat en ce sens », indique Rémi Henri Boutoudi. « Nous espérons que le gouvernement aura une marge de manœuvre pour appuyer le secteur privé et que face à ce vide juridique, la proposition des syndicats sera prise en compte par le gouvernement », conclut Rémi Boutoudi.

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