A la une Magazine Santé

Covid-19 – Les essais cliniques sur fond de controverse

Les patients et les médecins ont le libre choix dans ces essais cliniques.

Le troisième protocole pour le traitement du Covid-19 est un objet de discorde dans le monde médical. Des médecins ont choisi de se tenir à l’écart des essais cliniques.

Les essais cliniques du troisième protocole pour le traitement du Covid-19 s’effectueront en dehors des établissements hospitaliers, à Antananarivo. «Il y a un endroit spécial où cette étude scientifique sera réalisée. Il ne s’agit pas d’un hôpital. Toutefois, une équipe médicale complète sera sur place pour surveiller les patients. Tout est en ordre. D’ailleurs, on ne peut pas commencer si les normes scientifiques internationales ne sont pas respectées», explique une source, ayant requis l’anonymat.

Ces essais thérapeutiques ne font pas l’unanimité chez les professionnels de santé. Plusieurs médecins dans les hôpitaux attitrés pour la prise en charge des porteurs du virus refusent d’appliquer cette solution injectable sur leurs patients. « Je ne pense pas que nous allons faire ces essais cliniques. Nous continuons avec la chloroquine, sur indication précise », confie un médecin. Les médecins insistent à ce que les éthiques médicales soient respectées. « Les soins doivent se baser sur des publications scientifiques et pas autre chose », lance une autre source.

L’Etat va laisser une latitude aux hôpitaux et aux patients, pour respecter l’éthique des essais cliniques. Cette injection ne serait pas obligatoire. Les professionnels de santé auraient le libre arbitre sur le traitement de leurs patients. Le principe de la libre participation des patients serait aussi respecté. Il faudrait leur accord avant l’injection. « Si on fait le point sur les trois protocoles, le premier protocole a eu des effets indésirables sur les patients, à cause d’une toxicité très élevée. Certes, ces deux médicaments ont permis la guérison de plusieurs patients. Mais nous devons trouver un médicament qui n’ont pas d’effets indésirables », explique le Dr Marie Michelle Sahondrarimalala, directeur des Etudes juridiques auprès de la Présidence de la République, pour soutenir ces essais cliniques.

Suivant les syndromes

Des médecins qui sont contre ces essais cliniques indiquent qu’il n’y a pas de traitement unique mais plusieurs, pour soigner les patients porteurs du virus de Covid-19. « Le traitement unique est impossible. Tous les scientifiques au niveau mondial en sont de plus en plus conscients. Le traitement se fait suivant les syndromes », soutient notre source.

Cette solution injectable serait l’association de deux médicaments qui sont déjà utilisés et reconnus au niveau mondial, selon le Pr Luc Rakotovao, biologiste. Il s’agit donc de la formule proposée par le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, lors d’une visio-conférence avec le chef d’Etat, le 21 mai. Selon les explications, ces injections vont empêcher l’évolution de la maladie de Covid-19 pour que ses victimes ne présentent pas de forme grave entraînant souvent le décès. Madagascar aurait travaillé avec des scientifiques à l’étranger dans l’élaboration de ce troisième protocole. Le comité scientifique et l’académie nationale des Médecins auraient donné leur feu vert pour ces essais cliniques.

2 commentaires

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

  •  » Amateurisme préjudiciable  » ! On ne pourra que se réjouir qu’il y a des soignants dans notre pays qui sont conscients de la gravité d’essais cliniques hasardeux .On peut toujours se réfugier derrière l’OMS mais ce sont nos gouvernants les premiers responsables et des Malgaches comme cobayes . La transparence n’est pas au rendez-vous . D’aucuns savent que dans les autres pays le public et les Média sont toujours informés du nom de la molécule entrant dans des études à grande échelle pour ne citer le REMDESIVIR ou le vaccin BCG . A entendre la directrice des affaires juridiques à la présidence et un professeur de Médecine hier , l’état n’est pas prêt à distiller des informations exhaustives pour ces essais cliniques . Tout le monde sait que l’Artémisia sera toujours la principale substance active . Problème : cette plante a été déjà l’objet de plusieurs publications mondiales sur son inefficacité contre le covid 19 . La dame Professeure de Médecine au CCO a commencé à communiquer d’une manière professionnelle mais rapidement elle est retombée dans ses travers certainement avec des pressions en haut lieu . La « Gazette de la grande île » dont on ne peut pas être toujours en phase avec ses analyses et lignes éditoriales , a pour une fois sorti un article objectif et réel par sa rédaction avec ce titre alarmant  » étranges statistiques…  » .
    Les essais cliniques doivent répondre à des critères et normes scientifiques reconnus . La pertinence va se reposer sur une randomisation en double aveugle avec groupe témoin et un échantillon représentatif . La seule critique qu’on pourrait émettre sur la publication du THE LANCET c’est qu’elle est rétrospective et non prospective .Professeur Raoult avec sa dictature de la méthode s’est justement cassé les dents par l’absence dans ses études de groupe contrôle . Entre l’inclusion de 96 000 patients du THE LANCET et les 4000  » observations cliniques  » de Professeur Raoult , les instances planétaires de la politique de santé et les sommités scientifiques de tout horizon ont vite fait de tirer un choix implacable . Les complotistes ont tendance à oublier que l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée de Professeur Raoult d’après les données du ministère de la santé Français a bénéficié de 909 077 euros depuis 2012 des laboratoires BioMérieux, Sanofi et Ceva pour dons de fonctionnement ou de partenariat (sic) . Les conflits d’intérêts sont donc légion même si Professeur Raoult a créé un comité de déontologie ou morale . Le gouvernement Français vient d’anéantir tout espoir de l’hydroxychloroquine en interdisant sa prescription en cas de covid 19 .
    Il ne faudrait pas prendre les Malgaches pour des imbéciles en avançant des propos limite injurieux sur le fait que ces essais cliniques n’ont aucun rapport avec le CVO qui est un breuvage . C’est la forme galénique qui change mais le principe actif reste l’Artémisia . L’hiver austral ne débutera officiellement qu’en juin et comme le SARS-COV-2 s’adapte bien dans un environnement froid on pourrait craindre le pire pour la propagation des cas contaminés . Pour l’instant notre pays a été plus ou moins épargné par l’ampleur de la pandémie à cause du hasard de la géographie . La gestion de l’épidémie est liée au nombre de tests réalisés pour un pays avec 25 millions d’habitants . Ce qui suppose une sous estimation des cas infectés actuellement . Et ce n’est pas l’OMS qui ira à l’encontre de cette recommandation qui a fait sa preuve dans d’autres pays comme La Corée du Sud et l’Allemagne . Le pouvoir devrait solliciter davantage la générosité du milliardaire Chinois JACK MA dans la fourniture de ce tests . Et il ne sert à rien d’accuser l’institut pasteur de Madagascar de « manipulation » car la cinétique d’évolution quotidienne de l’épidémie démontre clairement le contraire .

  •  » AMATEURISME PREJUDICIABLE !  » On ne pourra que se féliciter du bon sens de certains soignants dans notre pays qui sont conscients de la gravité d’essais cliniques hasardeux et aventuriste . On peut toujours se réfugier derrière l’OMS mais ce sont nos gouvernants qui portent l’entière responsabilité et les Malgaches comme des cobayes .La transparence n’est pas dans les gènes de l’exécutif . D’aucuns savent en connaissance de cause dans les autres pays que le public et les média sont toujours informés du nom de la molécule entrant dans des études à grande échelle pour citer par exemple le REMDESIVIR ou le vaccin BCG . C’est un enjeu de santé publique dans un contexte de pandémie . A entendre la directrice des affaires juridiques à la présidence Médecin de son état et un professeur de Médecine hier , l’état n’est pas prêt à faire valoir sa bonne foi et distiller des informations exhaustives et crédibles sur ces essais cliniques décriés . Les observateurs savent très bien que l’Artémisia est toujours principalement la substance active mise en jeu .Problème: cette plante a fait l’objet de plusieurs publications démontrant son INEFFICACITE contre le covid 19 . La dame Professeure de Médecine au CCO a commencé à communiquer d’une manière professionnelle mais rapidement est retombée dans ses travers certainement avec les pressions en haut lieu . La « Gazette de la grande île » dont on ne peut pas toujours être en phase avec ses analyses et ses lignes éditoriales , a pour une fois sorti un article objectif et réel avec ce titre assez évocateur  » étranges statistiques  » .
    Les essais cliniques doivent répondre à des critères et normes scientifiques rigoureux . La pertinence des résultats repose sur une randomisation en double aveugle avec groupe témoin et un échantillon largement représentatif . La seule critique qu’on pourrait émettre sur la publication du THE LANCET c’est qu’elle est rétrospective et non prospective .Professeur Raoult avec sa dictature de la méthode s’est justement cassé les dents par l’absence dans ses études de groupe contrôle . Entre l’inclusion de 96 000 patients dans le monde du THE LANCET et les 4000 « observations cliniques »de Professeur Raoult , les instances planétaires de la politique de la santé comme l’OMS et les sommités scientifiques de tout horizon ont vite fait d’avoir une opinion tranchée sur la chloroquine . Les complotistes oublient facilement que l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée d’après les données du ministère de la santé Français a été gratifié de 909 077 euros depuis 2012 des laboratoires BioMérieux, Sanofi et Ceva pour dons de fonctionnement ou de partenariat (sic).Les conflits d’intérêts touchent aussi clairement donc Professeur Raoult même s’il a instauré un comité de déontologie ou morale pour amuser la galerie .Le gouvernement Français vient d’anéantir tout espoir de l’hydroxychlorochoquine en interdisant sa prescription en cas de covid 19.
    Il ne faudrait pas prendre les Malgaches pour des imbéciles en avançant des arguments creux sur le fait que ces essais cliniques n’ont aucun rapport avec le CVO comme breuvage .C’est la forme galénique qui change mais le principe actif essentiel demeure l’Artémisia .L’hiver Austral ne débutera officiellement qu’en juin et comme le SARS-COV-2 s’adapte bien à un environnement froid on pourrait craindre le pire pour la propagation des cas contaminés et des décès . Pour l’instant notre pays a été plus ou moins épargné par l’ampleur de la pandémie à cause du hasard de la géographie . La gestion de l’épidémie est liée au nombre de tests réalisés pour un pays avec 25 millions d’habitants .Une sous estimation des cas infectés n’est donc pas une vue de l’esprit . Et ce n’est pas l’OMS qui ira à l’encontre de cette recommandation de « testez, testez et testez » . L’ Allemagne et La Corée du Sud en sont des exemples frappants quant à la maîtrise de l’épidémie avec cette stratégie .Le pouvoir devrait solliciter encore la générosité du milliardaire Chinois JACK MA pour nous en fournir davantage .Sinon le recours à des Médecins Caribéens du feu lider Maximo Fidel Castro de grands spécialistes des crises sanitaires en cas d’épidémie comme dans d’autres pays Africains ne semble pas incongru . Et il ne sert à rien d’accuser l’institut Pasteur de « manipulation » car la cinétique d’évolution quotidienne de l’épidémie démontre le contraire .