Social

Santé publique – Des investigations sur le paludisme

La plupart des victimes du paludisme sont des enfants.

Ampanihy connaît un nombre élevé de cas de paludisme. Des enquêtes et des recherches sont en cours dans ce district.

Investigations sur le paludisme. Des équipes de santé et des scientifiques effectuent des recherches et des enquêtes plus approfondies sur cette maladie, dans le district d’Ampanihy, région Sud-Ouest, depuis le 10 mai. Le paludisme y a connu une recrudescence, principalement, dans deux fokontany de la commune d’Androka.
On y a enregistré quatorze décès. « Seuls deux ont été notifiés au niveau du Centre de santé. Les douze autres qui auraient été des décès communau­taires, ont été rapportés verbalement par des responsables de formation sanitaire, et sont en cours d’investigations », précise une source locale, la semaine dernière. Des dépistages effectués sur quatre cent quatre vingt-quinze personnes ont, par ailleurs, permis de découvrir cent quarante sept malades, dont six cas de paludisme grave.

Disponibilité des intrants
En avril et en ce mois de mai, les cas positifs au test de diagnostic rapide du paludisme ont connu une hausse au Sud et au Sud-Ouest de l’Île. Le nombre des cas notifiés a, par exemple, atteint respectivement neuf cents, huit cents, et six cents par semaine, au niveau des Centres de santé de Betroka, le mois dernier. À Ankili­laoka, les cas notifiés augmentent progressivement, sans pour autant, atteindre le seuil du paludisme.
Selon un responsable du ministère de la Santé publi­que, des équipes de l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) capturent des moustiques à Ampanihy pour en établir des recherches. « Elles sont en train de comprendre cette recrudescence du paludisme », rajoute la source à Ampanihy.
Ce nombre élevé des cas intrigue. Cette période est considérée par la Coordina­tion du Programme national de lutte contre le paludisme comme une saison basse dans l’apparition de cette maladie transmise par l’anophèle femelle. Et il y a à peine sept mois, des moustiquaires imprégnées d’insecticide à effet durable (MID), ont été distribuées à titre de prévention.
Les activités de riposte s’enchainent dans les zones où le paludisme fait des victimes. « Nous disposons d’ intrants complets pour le diagnostic et pour les traitements », rassure une source dans la région Sud-ouest. Des campagnes d’aspersion intra-domiciliaire ont été, en outre, effectuées.

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