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Infrastructures de transport – Les perspectives s’améliorent

Andry Rajoelina avec les hauts responsables de la Banque mondiale et du FMI à Washington.

Le président Andry Rajoelina, ce lundi, lors du point de presse tenu au Palais d’État d’Iavoloha, a indiqué que les grands chantiers en cours et à venir accordent la priorité aux infrastructures de transport.

LES perspectives en matière d’infrastructures de trans­- port prêtent à l’optimisme. Le projet « Connecting Madagascar for Inclusive Growth », financé à hauteur de 400 millions de dollars par la Banque mondiale, vise à améliorer la connectivité, la résilience et la gestion des routes principales dans certaines zones rurales de Madagascar, notamment dans le Sud. Le projet financera la réhabilitation et le revêtement d’un tronçon de 100 km de la RN31 entre Mangoaka et Bealanana et de 400 km de la RN10.

Le projet soutiendra également l’entretien d’environ 500 km de routes locales à proximité de la RN10 et de la RN31 pour atteindre les communautés rurales adjacentes. La réhabilitation de la RN10, qui débutera avant la fin de l’année, et des routes locales associées permettra un accès fiable et tout au long de l’année à la partie sud du pays qui est la plus touchée par l’insécurité alimentaire, tandis que la réhabilitation de la RN31 et des routes locales désenclavera une région agricole-clé.

ll s’agit du troisième projet préparé au cours des deux dernières années pour soutenir le développement global du secteur des trans­- ports à Madagascar. Avec l’ajout de ce nouveau projet, le portefeuille de la Banque mondiale pour les routes et le transport s’élève maintenant à plus de 700 millions de dollars. Mais le chef de l’État a aussi tenu à préciser que la RN13 reliant Ambo­vombe à Taolagnaro n’attend que l’avis de non-objection de l’Union européenne.

Les partenaires techni­ques et financiers soutiennent que Madagascar ne pourrait acter le décollage de son économie sans améliorer significativement la performance de son secteur des transports, notamment sur le plan infrastructurel. Pour Hafez Ghanem, viceprésident de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et Australe, la Banque « est fermement engagée à soutenir le pays dans l’amélioration de son secteur des transports et de la connectivité, car nous croyons fermement qu’une meilleure connectivité des transports est la clé pour débloquer le développement économique et social de Madagascar ».

Un défi de taille

Les rapports publiés ces derniers mois rappellent que la Grande île souffre toujours de la petitesse et du mauvais état de son réseau routier (32 000 km de linéaire). S’ajoutent à cela les spécificités géographiques marquées par la présence de montagnes et de forêts côtières denses qui font augmenter les coûts des travaux. Sans oublier les impacts des catastrophes naturelles sur les infrastructures. Le défi est donc de taille pour le pays et ses partenaires.

Les autres équipements sont également jugés trop peu développés. Le réseau ferroviaire de 845 km à écarte­ment métrique est qualifié de «modérément opérationnel » et les 17 ports maritimes peu performants dans la mesure où celui de Toamasina traite 80% des marchandises qui entrent ou partent du pays. Les 400 km de voies navigables et les aéroports (12 principaux et 44 secondaires) ne contribuent que faiblement à dynamiser l’économie. « Beaucoup de ces installations sont actuellement non opérationnelles ou ont besoin d’être réhabilitées ou agrandies, faute d’entretien et d’investissements appropriés », a-t-on indiqué.

La Banque mondiale dit avoir orienté résolument ses investissements vers le secteur des transports pour contribuer à relancer l’économie en reliant les régions qui ont un retard infrastructurel. Ceci, afin de rompre l’isolement des poches d’habitat dispersées et des marchés qui les desservent.

Pour Ziad Nakat, spécialiste principal des trans­- ports auprès de l’institution de Bretton Woods, le projet de la Banque pour soutenir la transformation du secteur des transports aura pour impact de faciliter l’accès aux marchés et aux services dans les différentes régions, tout en intégrant des caractéristiques permettant de maximiser les avantages socioéconomiques des routes pour les communautés rurales adjacentes.

Selon toujours la Banque, des obstacles sont à sur­- monter pour accélérer le développement des infrastructures de transport sur l’île. Dans ce contexte, elle estime qu’il est « nécessaire d’investir des ressources importantes, sans toutefois de garantie réelle de retour sur investissement à court terme ». Une telle situation rend compliquée la mobilisation de capitaux. Mais les bailleurs de fonds s’impliquent et soutiennent que c’est le seul moyen de mettre l’économie sur les rails de l’émergence.

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