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Session parlementaire – L’Assemblée nationale en visioconférence

Le  CCI  Ivato  a  été  abandonné  au  profit  de  la  visioconférence.

À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. La situation sanitaire étant, l’Assemblée nationale opte pour une session en ligne.

Une première. L’Assemblée nationale s’en remet aux nouvelles technologies pour contourner la conjoncture sanitaire. Pour la première fois dans l’histoire du pays, une session parlementaire se tiendra en ligne.

Les responsables au sein de la Chambre basse ont cogité sur le sujet depuis quelques jours. La décision a été prise, lundi. La première session ordinaire de l’année se fera donc, par visioconférence. Selon Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, la décision de tenir la session par visioconférence s’est imposée, étant donné la situation sanitaire.

Au micro d’une station privée de la capitale, hier, elle a expliqué que l’année dernière, alors que la pandémie était moins virulente, des députés ont contracté la Covid-19. Il y a même eu un mort. « Nous ne pouvons pas courir ce risque », indique-telle. La Constitution veut que la première session du Parlement démarre le premier mardi du mois de mai. Elle dure soixante jours. Pour cette année, le rendez-vous constitutionnel est donc fixé le 4 mai.

Au regard des statistiques, il est peu probable que la situation sanitaire se décante d’ici là. Le pic des contaminations de cette deuxième vague ne serait pas encore atteint, par ailleurs. La session ordinaire du Parlement est, toutefois, un impératif constitutionnel. Des circonscriptions devront être maintenues en quarantaine.

Avec cent cinquante-et-un députés, l’effectif des membres de l’Assemblée nationale dépasse, par ailleurs, le maximum autorisé pour les réunions. Lors d’un échange téléphonique sur le sujet la semaine dernière, Christine Razanamahasoa a déclaré, « il y a l’urgence sanitaire, certes, mais il y a aussi, les impératifs législatifs ». Certains mécanismes nécessitent, effectivement, une onction parlementaire.

Présentiel pour le Sénat

À entendre les indiscrétions, d’autant plus, un projet de loi de finances rectificative devrait être à l’affiche de cette première session des deux Chambres parlementaires. Il y aura, également, des projets de ratification d’accord de prêt et d’appuis internationaux. La technologie sauve donc les meubles. Surtout que les sessions ordinaires du Parlement sont des impératifs constitutionnels.

Des doutes se chuchotent, toutefois, sur la faisabilité technique de cette session par visioconférence. La boss de la Chambre basse souligne, qu’à un moment donné, une tablette numérique a été offerte à chaque député. « C’est le moment de les utiliser à bon escient », ajoute-t-elle. La digitalisation des activités à l’institution de Tsimbazaza est, également, un projet qui tient à cœur à sa présidente. La conjoncture lui offre ainsi, une occasion de le concrétiser.

Une réunion pour peaufiner le contour technique et financier de la session par visioconférence s’est tenue, hier après-midi. Des représentants du ministère des Postes et de la télécommunication, ainsi que celui des Finances et de l’économie y ont pris part. Le budget prévu pour la session de mai ne sera pas entamé. Sur le plan financier, la prise en charge des dépenses inhérentes à cette session en ligne ne devrait pas être un problème.

La principale inquiétude concerne l’accès au réseau internet. Les députés qui pourraient avoir des difficultés de connexion sont alors invités à rejoindre les chefs lieux de région. Certains s’interrogent, du reste, sur le système de vote. « Cela ne devrait pas poser problème sur le plan technique », rassure Christine Razanamahasoa. En général, les votes en séance plénière se font à main levée. Il y a des cas, cependant, où les votes se font à bulletin secret.

Si à l’Assemblée nationale la décision de tenir une session à distance est actée, le Sénat lui, n’a pas cette préoccupation. La session ordinaire se déroulera en présentiel pour la Chambre haute. Avec dix-huit sénateurs, il ne devrait pas être difficile de respecter les dispositions sanitaires au palais de verre d’Anosy

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