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Point de vente – Policiers et militaires recadrent l’accès aux Tsenamora

Des éléments des forces de l’ordre régulent les appels des personnes en attente devant un Tsenamora.

Denrées à prix réduits. C’est ce qui justifie l’affluence nombreuse qui dégénère au niveau des Tsenamora, points de vente installés au niveau de chaque arrondissement de la capitale. En s’acquittant de 6000 ariary pour obtenir trois kilos de riz et une bouteille d’un litre d’huile, les gens viennent en masse sans respect de l’équidistance de 1 mètre exigé, en prévention de la transmission du coronavirus, et ce, dès 4h du matin. Pour la troisième journée d’ouverture des Tsenamora hier, une forte présence militaire et policière a permis de disperser les foules envahissant les écoles publiques réquisitionnées pour être des points de vente Tsenamora.

Des remontrances des personnes venues à chaque jour d’ouverture du Tsenamora sont remarquées en raison de la faim et de l’intervention des forces de l’ordre avec des effectifs renforcés vers 7 heures du matin. Le rassemblement massif à l’accès de chacun des quarante-deux points de vente Tsenamora se renforce, et le carnet de quartier permet d’y avoir accès pour chaque représentant de foyer. A l’école publique de Manakam­bahiny, un jeune de 18 ans, muni d’un carnet de quartier, est venu mercredi au nom de ses parents pour s’acquitter de 3000 Ariary afin d’obtenir du riz distribué au Tsenamora. D’après lui, « Je rentre avec trois kilos de riz, car les responsables disent qu’il n’y a plus d’huile pour aujourd’hui. Lundi, mercredi, et vendredi sont les jours de distribution de denrées au niveau du Tsenamora ». Des éléments de la police nationale sont remarqués à Manakam­bahiny, surveillant les personnes agglutinées pour acheter les denrées au niveau du Tsenamora.

Pas de cache-bouche

A l’école primaire publique de Soanierana, dans le IVe arrondissement de la capitale, des agents des forces de défense et de sécurité, à bord d’un véhicule militaire, ont rétabli l’ordre au portail de cette école, après des altercations verbales entre les personnes impatientes d’être desservies par le point de vente Tsenamora s’y trouvant. « On ne nous exige pas le port de cache-bouche pour recevoir ce que nous cherchons. On demande juste à chacun de nous de payer 6 000 Ariary pour bénéficier d’une bouteille d’1 litre d’huile et de trois kilos de riz. La quantité de riz n’est pas pesée, mais est distribuée avec un gobelet trois fois », témoigne une mère de quatre enfants, venue dès 5h du matin le lundi pour avoir sa part au Tsenamora. « Des ministres surveillent les transactions au niveau des Tsenamora. Les autorités au niveau des quartiers, ainsi que les éléments des forces de l’ordre et les députés se chargent de faire respecter les consignes de sécurité et de protection de la santé publique », affirme un responsable contacté.