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Mesure de confinement – La foule dispersée par bombes lacrymogènes

Cette illustration, prise hier, contredit l’état de siège sanitaire et le confinement de la populaiton qui s’en est suivi.

Plusieurs personnes défient les dispositifs de confinement. Les forces de l’ordre entrent en action.

Les bombes lacrymogènes détoné à Anosizato, hier après-midi vers 16 heures. Les forces de l’ordre en ont fait exploser pour disperser une foule « indisciplinée ». « Les mesures de confinement sont bafouées. Au lieu de rester chez eux, beaucoup de gens sortent. C’est la raison pour laquelle les forces de l’ordre ont fait exploser des bombes lacrymogènes», rapporte une autorité à Anosizato. Le plan a, plutôt, réussi. Aussitôt, les personnes qui se trouvaient sur les trottoirs bordant la route nationale 1, se sont évanouies dans la nature. « Elles se sont enfuies à travers les ruelles du quartier », rajoute la source.

Le relâchement des dispositifs de confinement se fait ressentir, ces derniers jours. De plus en plus de gens se voient dans les lieux publics. À Behoririka et à Analakely, entre autres, des vendeurs de prêt-à-porter, de téléphone, d’appareils électroménagers, n’ont pas hésité à étaler leurs marchandises sur les trottoirs ou à ouvrir leurs magasins. Les gens se ruent vers les lieux de distribution de « vary mora » et ne respectent pas la distance d’un mètre, imposée.

Des embouteillages se créent. D’autres se sont installés, dehors, juste pour discuter entre eux. Alors que le chef de l’État et des membres du gouvernement ne cessent de recommander à tous de rester chez soi, pour prévenir la propagation du coronavirus.

Ce dispositif a été renforcé, peu après l’annonce d’un cas d’infection par contact par le Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana, porte-parole du Centre de commandement opérationnel Covid-19 à Ivato, hier vers 13 h30. Des barrages ont été érigés partout à Antananarivo et dans les périphéries, notamment, dans les carrefours. Des centaines de véhicules ont été bloquées aux entrées de la ville, comme à Andranomena, à Ampitatafika, à Ambohimangakely et à Iavoloha, et même dans le centre-ville.

Les directives ont été, toutefois, confuses. Car même les journalistes qui effectuaient leur métier, n’ont pas été autorisés à circuler. Peu de temps après la mise en place de ces barrages, de nouvelles directives sont certainement tombées, la circulation a été rouverte, notamment, sur la route nationale 1, où tous les véhicules ont pu passer. Sur la RN2, par contre, seuls les véhicules présentant une autorisation spéciale ont pu rouler. «Les gens ne comprennent pas que c’est pour les protéger qu’un tel dispositif est mis en place. Pour éviter, surtout, leur contact avec des personnes porteuses du coronavirus », souligne le lieutenant-colonel Jean Anicet Randrianarivelo, commandant du groupement de la Gendarmerie nationale d’Analamanga.