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Bandes dessinées – L’album « Ary » rencontre le succès

La présentation du tome 2 « Ary, la gorge d’Ifaty » a coïncidé avec l’anniversaire de Catmouse James (à dr.).

Pendant que le premier tome de « Ary » se vend à plus de trois mille exemplaires, le tome 2 vient de sortir et impressionne déjà les lecteurs. L’équipe qui a réalisé ces ouvrages de BD ne cache pas sa satisfaction.

La présentation officielle de « Ary, la gorge d’Ifaty », s’est tenue le samedi 22 février à l’IFM Analakely. L’auteur Rolling Pen, l’illustratrice Catmouse James, et le directeur éditorial des éditions Des bulles dans l’océan, Jean-Luc Schneider, ont dévoilé le deuxième album de bandes dessinées de « Ary ».

Plusieurs lecteurs enthousiastes du tome 1 ont assisté à cet événement, impatients de connaître la suite des aventures de Ary et les particularités de cette nouveauté.

« Avec le tome 1, je me suis identifiée à Ary dont l’histoire m’a touché, car il traite les problématiques rencontrées aujourd’hui. La culture malgache, l’écologie, et la société ont été abordées d’une façon merveilleuse dans cet album. Ary y était attachante et j’étais étonnée de la fin. J’ai presque laissé tomber mon amour au profit de Ary. Après avoir lu le tome 2, je suis retombée amoureuse de ce personnage. J’étais bluffée, heureuse, et en colère en lisant cette BD. J’ai éprouvé une sensation de dramaturgie sensationnelle. Ce tome 2 provoque énormément d’émotions », constate une passionnée de livres graphiques, présente lors de cette cérémonie de présentation qui a coïncidé avec l’anniversaire de Catmouse James.

Des pages du tome 1 « Ary, les yeux d’Isalo ».

Un travail de longue haleine

L’auteur et l’illustratrice ont passé, en moyenne, dix à douze mois pour réaliser chaque album de la série « Ary ». « Pour moi, ce tome 2 a été plus dur à achever. L’auteur avait imposé une histoire pas facile à illustrer », confie Catmouse James.

« Il est encore difficile de vivre exclusivement de notre art à Madagascar, à moins qu’on publie plusieurs albums par an », avoue Rolling Pen.

« Les bandes dessinées sont chères à fabriquer et également chères à l’achat. C’est un art qu’il faut apprécier à sa juste valeur », conclut Jean-Luc Schneider.

La couverture du tome 2 de la série « Ary ».
Catmouse James, de son nom Dinah Rajemison Ramanoara, fait partie de la jeune génération de bédéistes malgaches qui font parler d’eux au-delà des frontières de la Grande île.
Séance de dédicaces à l’IFM, samedi dernier, par le scénariste Rolling Pen et l’illustratrice Catmouse James.
Rolling Pen avoue aimer raconter des boniments, et il aime déstabiliser et faire voyager ses lecteurs.

Confiants pour l’avenir

Un coin a été aménagé pour la vente de quelques exemplaires des œuvres des auteurs malgaches parues dans les éditions Des bulles dans l’océan. Le public s’est particulièrement rué sur la pile de « Ary, la gorge d’Ifaty » qui s’est tarie rapidement. L’auteur et l’illustratrice ont dédicacé avec plaisir les exemplaires achetés.

« Les auteurs malgaches développent une identité par rapport à leur travail. Cela vient du fait que la plupart d’entre eux sont des autodidactes. Leurs œuvres plaisent aux lecteurs. Nous sommes confiants pour l’avenir. Le rappeur français Orelsan, de passage dans la capitale début février, a flashé sur leurs œuvres. Il est revenu dans notre boutique, le lendemain, et a acheté presque un exemplaire de tous les albums disponibles. Il a promis de faire la promotion des bédéistes malgaches à l’étranger », relate Jean-Luc Schneider

Les BD malgaches comme « Ary, les yeux d’Isalo » impressionnent par l’originalité des histoires relatées.