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Éducation – La gratuité pour le primaire reste un grand défi

Décalage en faveur du PSE, tel a été le terme soulevé, vendredi, en marge de la journée internationale de l’éducation, célébrée à l’Alliance française Andava­mamba. Selon le thème de l’effectivité de l’éducation gratuite, obligatoire et de qualité. Le débat a été axé par rapport à la mise en effectivité de cette gratuité conjuguée avec la qualité qui est loin d’être gagnée dans le pays.

La société civile insiste sur le fait que l’atteinte des résultats attendus de la réalisation du PSE est compromise. « On a posé des objectifs à atteindre, à savoir l’objectif amélioration du préscolaire et amélioration de l’éducation fondamentale. Ce qui sous-entend qu’on respecte la répartition prévue. C’est le cas du préscolaire où un fort décalage est observé, pour 2020 puisqu’un gap de 87,7% existe entre le budget prévu par le PSE et le budget donné à l’État pour le préscolaire », souligne Ony Joel Randrianarison du CCOC, lors de son intervention.

Réalisable ou utopique
Quant à la gratuité, une enquête effectuée par cette société civile a révélé que la réalité était toute autre. L’enquête a été effectuée dans trois districts de la région d’Analamanga, entre autres, à Antananarivo Renivohitra, Antanannarivo Avaradrano et Anjozorobe. « Dans les EPP, lors des descentes que nous avons effectuées, les parents doivent payer 30 546 ariary de frais d’inscription, et 882 000 ariary par an de charge pour les enseignants FRAM », décrit-elle. Compte tenu de l’initiative de la gratuité des frais d’inscription dans les écoles primaires publiques récemment, les initiatives prises pour alléger les charges des parents ont été également remises sur le tapis. « On avait déjà interrogé des parents et des directeurs d’école. Certains parents ont affirmé que les frais ayant été déjà payés, ils n’ont pas encore été remboursés », enchaine-t-elle. Le côté financement et le budget y afférent pourraient s’alourdir dans le cadre de cette gratuité. « En passant de cinq années à neuf années de primaire, il devient l’éducation fondamentale. Cela risquerait d’alourdir les charges pour l’État ».

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