Santé

Coronavirus – Menace «élevée» au niveau mondial

Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, était attendu dans la capitale chinoise, hier.

Plus de quatre vingt morts en Chine, hier. L’OMS corrige son évaluation de la menace et la qualifie d’«élevée» à l’international.

Un premier décès dû à l’épidémie de pneumonie virale est survenu à Pékin sur fond d’angoisse croissante dans le monde, avec la multiplication des mesures de précaution aux frontières, tandis que l’OMS juge «élevée» la menace à l’international.

La Mongolie est devenue le premier pays à fermer les points de passage routiers avec le territoire chinois. Dans le même temps, les personnes originaires de la province chinoise du Hubei, la plus touchée, ont été interdites de séjour en Malaisie, tandis que l’Alle­magne et la Turquie ont à leur tour déconseillé les voyages en Chine et que la France et les États-Unis préparaient l’évacuation de leurs ressortissants.

Menace de propagation
Le nombre des morts est dorénavant de quatre vingt deux et celui des cas confirmés officiellement de plus de deux mille sept cents en Chine, y compris celui d’un bébé de neuf mois. Une cinquantaine d’autres malades ont été répertoriés dans le reste du monde, où une douzaine d’États ont été atteints par le virus, de l’Asie et l’Australie à l’Europe et à l’Amérique du Nord. (…)

Plusieurs événements sportifs internationaux programmés sur le sol chinois ont dû être annulés, reportés ou déplacés, le dernier en date étant le Tour cycliste de Hainan à l’origine prévu pour fin février.

La menace de propagation est d’autant plus grande que le maire de Wuhan, où le coronavirus est apparu en décembre, a déclaré dimanche que cinq millions de personnes avaient quitté cette métropole de onze millions d’habitants avant le Nouvel an chinois, tombé cette année le 25 janvier. (…)

Blouse bleue et masque de protection, le chef du gouvernement chinois Li Keqiang est arrivé hier à Wuhan, devenant ainsi le premier haut responsable du régime communiste à se rendre sur place depuis le début de l’épidémie en décembre. (…)

Le patron de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), Tedros Adhanom Ghebreyesus, était de son côté attendu dans la journée à Pékin.