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Anaviavy Farafangana – Quatre bandits décapitent le chef fokontany

Une tentative de lynchage a été empêchée au village, selon la gendarmerie.

Le chef fokontany d’Anaviavy, à Farafangana est mort décapité par quatre malfaiteurs armés, samedi. Son prédécesseur incriminé a failli être lynché par la foule.

Odieux. Âgé de 26 ans, le chef fokontany d’Anaviavy, dans la commune rurale d’Etrotroka, district de Farafangana, a été attaqué à son domicile, samedi à 1h du matin. Une équipe de quatre individus inconnus, équipés de sagaies et de haches, l’a frappé en plein sommeil en faisant intrusion chez lui.

Les malfaiteurs ont froidement décapité ce responsable du village et lui ont volé des passeports de bovidés, le cachet officiel du fokontany et des tampons encreurs avant de prendre le large dans la pénombre. Le détail des circonstances sera connu dès que la famille du défunt, en particulier sa femme, revienne des obsèques.
« Les brigands ont pris leurs jambes à leur cou avec la tête de la victime, pour qu’elle ne soit pas enterrée dans le tombeau familial, selon le rite local », rapporte la gendarmerie.

Lynchage
Devant ce crime atroce, la famille et une grande partie de villageois ont immédiatement soupçonné un ancien président du fokontany d’y avoir pris part. Ils ont jeté feu et flamme contre lui en le désignant, de suite, à la vindicte populaire. Cette tentative de lynchage a pourtant été avortée, grâce à l’intervention des gendarmes. Puis la personne accusée a rapidement été transférée à la brigade de Farafangana où elle est retenue en garde-à-vue, principalement pour sa propre sécurité, selon les explications reçues.

Hier à 7h du matin, des éléments de renfort dirigés par un lieutenant de la compagnie du district ont débarqué sur place. À leur arrivée, ils ont retrouvé la tête de la victime laissée suspendue sur un arbre situé à trois cents mètres du village d’Anaviavy.
« Nous sommes toujours au hameau en train de collecter des renseignements. La situation est déjà maîtrisée. Il n’y a pas encore eu d’autre arrestation, mais nous vous promettons que nous aurons un résultat dans trois jours », souligne un officier à la compagnie de Farafangana au téléphone.

Les premiers éléments de l’enquête et indices glanés, jusqu’ici, ne permettent pas aux fins limiers de lever un pan de voile sur le véritable mobile du crime. Ils sont en passe d’identifier les auteurs principaux de cet acte inhumain qui se sont évanouis dans la nature avec leur butin.

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