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Comores – Des députés proposent une loi d’amnistie

Les Comores auront leur élection présidentielle le 24 mars.

Une proposition de loi d’amnistie a été déposée à l’Assemblée nationale des Comores, samedi, par quatre députés issus de différents partis de l’opposition.

La proposition de loi d’amnistie concernerait les condamnés par la Cour de sûreté de l’État, en décembre dernier, et ce, pour tentative de déstabilisation de l’État. Il s’agit d’une instance exceptionnelle dont les verdicts n’autorisent aucun recours. Certains avaient écopé de très lourdes peines au terme d’une procédure judiciaire dénoncée comme une mascarade entachée d’irrégularités.
Cette demande intervient en précampagne de l’élection présidentielle du 24 mars prochain. Mais les députés se défendent de tout calcul électoral.
« Si cette amnistie ou la demande de grâce aboutissent, le premier bénéficiaire sera le président de la République », explique Soulaimana Mohamed Soilihi, député d’opposition. « En tant que députés, peu importe pour nous, qui aura le plus d’éclat, en cas de réussite de ce processus. On ne fait que jouer notre rôle pour protéger nos citoyens. Les élus de la nation partagent cette doléance. Je pense qu’il y a beaucoup plus d’adhésion que les gens ne le supposent parce que c’est une question de dignité humaine, c’est une question de droit humain. », poursuit-il.

Germe d’espoir
Pour les familles des condamnés, l’espoir d’un succès reste une bouffée d’oxygène. Moinour a deux frères condamnés à perpétuité dont l’un est en exil. « Je pense qu’aujourd’hui, ils vont dépasser leurs querelles politiques et voir le côté humanitaire de la situation »,
espèrent-ils. « C’est ce à quoi nous nous accrochons. Nous les familles, demandons à tous les concernés, les députés, de promulguer cette loi. Nous demandons également au chef de l’État de valider ce processus, de l’accompagner. On verra qu’il s’agit vraiment du père de la nation et qu’il va donc nous aider à sortir de ce cauchemar », expliquent-ils.
Outre le délai constitutionnel, le chef de l’État a quinze jours au maximum pour se décider avant de quitter ses fonctions pour entrer en campagne.

© RFI

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