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Editorial

Viol de nuit

Châtiment suprême. Dommage que la peine de mort ait été abolie. C’est pourtant la seule et unique sentence appropriée pour les auteurs de viol sur des enfants. Les cas se sont multipliés ces derniers jours. Les attaques armées sont assorties de viols de nuit outre la mort d’hommes ou de femmes. Hélas, plusieurs auteurs de viols sur mineurs arrivent souvent à se faufiler entre les mailles de la justice, qui est ce qu’elle est. Les victimes endurent leur situation en silence sans aucun recours possible pas même le service d’un psychologue pour tenter de faire oublier leur calvaire.

Le crime se passe dans des endroits plus ou moins éloignés de la base des forces de l’ordre. Toutes les régions sont logées à la même enseigne. Le développement démographique fait qu’une ville s’étend sans que les services nécessaires pour une vie normale à l’image d’une école, d’un hôpital, d’une banque, d’un marché, d’un poste de police l’accompagnent. Les bandits n’ont qu’à profiter de l’aubaine pour attaquer des proies démunies dans un no man’s land.

Il est temps qu’on revoie sérieusement les sanctions pénales contre les auteurs de viols sur mineurs, sur vieilles dames ou de viols classiques. Quand on sait qu’un ancien ministre accusé d’atteinte à la sûreté de l’État sans la moindre preuve écope de 44 mois de prison alors qu’un violeur s’en sort avec un an de prison avec sursis, il y absolument nécessité de revoir certaines choses. C’est juste inadmissible.

On se demande pourquoi les parlementaires n’ont jamais fait une proposition de lois dans ce sens pour mettre hors d’Etat de nuire tout violeur en puissance avant qu’il naisse. Autant on avait fait tout un ramdam pour les violences sur le genre à l’Assemblée nationale, autant les viols sur enfants sont accueillis dans un silence de cathédrale. Une démission générale de l’opinion se constate autour du sujet. Une résignation absolue qui laisse les victimes seules dans leur coin. Elles ont peut-être fait leur le proverbe russe, « si le viol est inévitable détends toi et profites » . Eh oui, pour ne pas succomber à une dépression ou à un traumatisme pour l’éternité, ce n’est pas une mauvaise thérapie. Sauf que pour les enfants, c’est intolérable. On ne peut pas laisser passer un tel crime. Les autorités ont le devoir et l’obligation de sévir avec la dernière vigueur. On ne le répétera jamais assez, pour ces monstres la peine capitale est le tarif minimum. On leur laissera le choix entre l’échafaud, la guillotine, l’exécution ou la décharge électrique selon leur position préférée.

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