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Bailleurs de fonds – Le FMI, un partenaire incontournable

Le président de la République, Andry Rajoelina, avec la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, lors de leur rencontre à Washington, jeudi.

Une grande première pour le président de la République, Andry Rajoelina. Avoir un aparté direct avec Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international, FMI. Un privilège.

Rencontre intéressante sous plusieurs angles. En marge de la 76e Assemblée générale des Nations unies à New York, le président de la République, Andry Rajoelina, a eu un entretien avec la directrice générale du Fonds monétaire international, FMI, Kristalina Georgieva.

La formule consacrée à l’issue d’une telle entrevue veut « que les deux personnalités ont passé en revue, ont fait le survol des relations entre le FMI et Madagascar. Dans une ambiance de compréhension mutuelle ». Par un mécanisme presque automatique, Madagascar a obtenu sa quote-part de 332 milliards de dollars, sous la forme de Droits de tirages spéciaux.

Mais au-delà de ce cliché classique, empreint de cordialité et de franchise, à partager sur les réseaux sociaux, il s’agit d’un succès diplomatique indéniable pour Andry Rajoelina. N’ayons pas la mémoire courte. Au début de la Transition-2009 2014- présidée par Andry Rajoelina, le FMI suivant les symphonies du « concert des nations », a fini par fermer le bureau de sa représentation à Antananarivo.

Pronostics sournois

Pour ne pas jouer des fausses notes. Et dès son arrivée au pouvoir,Hery Rajaonarimampianina, ex-ministre des Finances et du budget, s’est déplacé à Washington pour reconquérir la confiance du FMI.

Dans ces conditions, des opposants prédisaient que l’actuel régime n’aurait rien à attendre du FMI. D’autant plus ou d’autant moins qu’Andry Rajoelina a aussi déclaré que « les aides financières des bailleurs de fonds traditionnels sont utiles, nécessaires mais insuffisantes pour accélérer le développement du pays. Et rattraper le retard accusé de ces soixante dernières années ». Il a tout à fait raison.

Les investissements directs étrangers, IDE, et pourquoi pas le Fonds souverain, sont les leviers de la croissance économique souhaitée et attendue pour faire reculer la paupérisation généralisée de la population. Le tout à ceindre et à insérer dans ses visions compilées dans le Plan d’émergence pour Madagascar.

Ces pronostics sournois de l’opposition radicale ont été démentis par les faits. La pandémie du coronavirus a retardé le chronogramme des négociations avec le FMI, mais l’essentiel a été acquis. Le Conseil d’administration du FMI, le 30 mars, a donné son aval pour l’octroi des 312 millions de dollars au titre de la Facilité élargie de crédit, FEC, le mécanisme de financement du FMI.

Son montant importe peu. Quand bien même, ces 312 millions de dollars ont été d’un précieux intérêt pour tenir la stabilité globale des principaux agrégats économiques et financiers. Ayant permis d’atténuer les contrecoups de la crise sanitaire. Selon les estimations et les analyses de la Banque centrale de Madagascar, BFM.

L’essentiel à puiser de cet Accord de programme avec le FMI est ailleurs. Il s’agit d’un signal fort envoyé aux autres partenaires techniques et aux investisseurs potentiels de la crédibilité du gouvernement en place.

Bien sûr, la gestion de la crise sanitaire étant ce qu’elle est, mais cette tangente du FMI n’a pas bougé de sa ligne directrice. Tout comme les critères de performance à atteindre. Pour ne citer que l’augmentation des dépenses budgétaires allouées aux secteurs sociaux, la mobilisation des recettes publiques et le respect des paramètres déterminant les coûts de revient et les prix de vente du carburant. Tout un programme, comme on dit.

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