Politique

Élections municipales et communales – La CENI attend le déblocage des fonds

Course contre la montre. Les membres des Organes de vérification et d’enregistrement des candidatures (OVEC) dans les districts doivent patienter. Nommés, remplacés et mise en place depuis quelques semaines, ils doivent accueillir les premiers dépôts de dossiers de candidatures pour les élections municipales et communales dans deux jours. Toutefois, le budget nécessaire pour le fonctionnement des OVEC n’est pas encore disponible. Les caisses de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sont encore vides. « Nous sommes fins prêts sur le plan technique et organisationnel, toutefois, nous attendons la notification du ministère de l’Économie et des finances sur le déblocage des fonds », explique Thierry Rakotonarivo, vice-président de la CENI.

Le décret de convocation des électeurs n’annonce que les grandes dates du processus électoral. Toutefois, les activités qui précèdent ces jalons nécessitent plusieurs jours et occasionnent des frais. Le moindre retard occasionne un effet domino sur tout le chronogramme établi. Selon les informations reçues, la production des imprimés sensibles aurait dû commencer vendredi mais l’Imprimerie nationale n’aurait pas encore eu les fonds nécessaires.

Détails techniques

Par ailleurs, pour être opérationnels jeudi, les chefs des centres informatiques au niveau des districts doivent maîtriser l’utilisation du logiciel prévu pour le traitement des candidatures. « Ils son t a t tendus à Antananarivo à partir de ce jour pour une formation et revenir rapidement dans leurs circonscriptions », continue l’administrateur civil.

Lors de la conférence de presse annonçant la proposition de chronogramme du processus, la CENI a posé comme conditions préalables « la disponibilité des fonds en temps voulu et la capacité de l’Imprimerie nationale à produire les imprimés sensibles en moins de cinquante jours ». Dans la loi de finances initiale adoptée en janvier, et celle revue et corrigée au mois de mai, il est inscrit dans la ligne « mise en œuvre du processus électoral » un crédit de 32 milliards d’ariary. Une somme qui a servi au financement des législatives. Les observateurs se demandent sur les sources du financement des municipales et des communales. « Le gouvernement a convoqué les électeurs. Nous sommes prêts aussi bien techniquement que financièrement », répond Tianarivelo Razafimahefa, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation.

Lors des précédentes élections, la CENI a été lynchée par des critiques acerbes . Sans l’appui des partenaires techniques et financiers, certaines activités dont les formations des membres des OVEC ont été supprimées. Avec le délai imposé par la disponibilité des fonds pour les élections, il est prévisible qu’elles vont augmenter en intensité. « Nous sommes prêts à relever le défi comme nous l’avons toujours fait », conclut Thierry Rakotonarivo.