Economie

Conférence économique – Le secteur privé représenté à la TICAD VII

Les entrepreneurs et entreprises regroupés au sein de l’Association Économique MadagascarJapon sont représentés à la conférence économique TICAD VII à Yokohama au Japon.

F ocus sur les affaires et les échanges. Les entreprises nippones à Madagascar augmentent en nombre au même titre que les entrepreneurs malgaches se rendan t au Japon. La TICAD VII à Yokohama conférence réunissant les dirigeants africains au Japon à partir de demain (28 août) est l’occasion d’un sommet permettant aux entrepreneurs de retrouver leurs homologues des au tres nations. Moment privilégié pour rencontrer les opérateurs, partenaires et investisseurs sur le territoire japonais, la TICAD accueille pour sa septième édition, des délégations d’entrepreneurs et dirigeants d’entreprises venant de tous les pays d’Afrique aux côtés des chefs d’État et de gouvernement.

L’Association Économique Madagascar Japon ou AEMAJA y est présente à travers sa présidente Hasimboahangy Andrianainarivelo. Au début, trois entreprises malgaches et deux entreprises japonaises se sont regroupées pour constituer l’AEMAJA, laquelle est présentée officiellement à l’Ambassade du Japon en 2017. Les échanges se sont rapidement développées entre entrepreneurs malgaches et opérateurs économiques japonais d’où la présence de l’AEMAJA à la conférence économique TICAD VII. Selon Hasimboahangy Andrianainarivelo, « la participation à la TICAD VII est d’une importance capitale car l’AEMAJA œuvre pour le renforcement des relations commerciales entre Madagascar et le Japon. Quarante-cinq sociétés et groupes forment actuellement l’AEMAJA qui incite les investisseurs japonais à s’implanter davantage à Madagascar tout en faisant connaître le marché japonais aux entrepreneurs et entreprises malgaches ».

Croissance

Du côté japonais, l’océan Indien comprenant Madagascar est une zone stratégique. « L’éloignement géographique entre le Japon et l’Afrique n’empêche pas le rapprochement économique. Le Japon soutient le développement en Afrique en apportant une assistance technique ou financière aux autorités publiques. Mais le secteur privé est la principale clé de la croissance. Les opérateurs économiques japonais ont contribué à l’émergence des pays d’Asie du Sud-Est en y investissant. Il est conseillé aux entrepreneurs malgaches d’entrer en partenariat avec les investisseurs japonais car la réussite des collaborations entre opérateurs est montrée par le dynamisme économique actuel des pays de l’Asie du Sud-Est. Mettre en place un consortium réunissant le potentiel local de l’opérateur malgache et l’investissement financier de l’opérateur japonais suffit à monter une entreprise commerciale. D’ailleurs les échanges s’intensifient déjà entre Madagascar et le Japon », indique Keiichiro Komatsu, expert financier international japonais, parmi les concepteurs du Plan d’Ajustement Structurel pour Madagascar dans les années 80.

Les entreprises et entrepreneurs, malgaches et japonais se rapprochent de plus en plus et leur plateforme, l’Association Économique Madagascar -Japon, travaille pour l’amélioration continue du climat des affaires et les échanges entre les deux pays. Une source japonaise confirme la participation effective du Président Andry Rajoelina à la TICAD VII mais il n’est pas accompagné des représentants des groupements économiques existants à Madagascar. La TICAD VII privilégie cependant cette fois-ci la mise en relation des opérateurs économiques au Japon avec ceux venant d’Afrique.