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Industrie extractive – Le capital de QMM, une mine à désamorcer

Une  partie  du  site  de QMM à  Tolagnaro

Sur recommandation de l’ITIE, l’OMNIS devra impérativement clarifier sa situation auprès de QMM. Les relations entre les deux parties ont connu des circonvulsions intempestives.

Des zones d’ombre à éclaircir. L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)-Mada­gascar recommande sinon ordonne à l’Office des mines nationales et des ressources stratégiques, OMNIS, à divulguer l’évolution de sa participation dans le capital social de Qit Madagascar minerals, QMM.

Et d’évoquer ses dettes envers Rio Tinto. Des sources auprès de l’ITIE indiquent « des entretiens avec des responsables de l’Omnis qui lui ont rassuré qu’il n’y avait pas eu de modification de ses participations ». Encore que cette organisation multipartite pour la transparence minière indutstrielle remarque dans son rapport assoupli pour la période 2019-2020 que « le nombre d’actions de l’Omnis dans cette compagnie minière a augmenté, comparé à ce qui avait été rapporté dans le rapport ITIE 2018 ». D’où la nécessité de la transparence sur ce volet de l’actionnariat. Combien d’actions et à quelle valeur seront ou ont été libérées ?

Il fut un moment où il était question de recapitaliser QMM. Avec une forte contribution de l’État malgache. Mais depuis, les relations entre les deux parties ont connu des circonvulsions intempestives. Assurant l’intérim du ministère des Mines et des ressources stratégiques, MMRS, le Premier ministre Christian Ntsay a massacré les grandes mines. « Qu’est ce qu’elles ont apporté pour améliorer le quotidien des populations environnantes » a-t-il assené.

Recapitalisation

Plus tard, des manifestations d’apparence sociales à Tolagnaro, autour de l’usine de production ont obligé QMM à la suspension de ses activités, pour ne pas exposer ses employés à des risques inutiles.

Sur le plan comptable, « l’ITIE souligne que son rapport de 2018 avait annoncé un projet de recapitalisation pour 2019, d’un montant de 96 millions de dollars, soit 19 millions de dollars correspondant aux 20% de l’OMNIS. « Ce montant viendrait ainsi s’ajouter aux dettes de l’Omnis de 77 millions de dollars issus des recapitalisations antérieures et de 6 millions de dollars correspondant à sa participation initiale non encore libérée », reprend ce récent rapport.

Sur le plan contractuel, « la convention d’établissement régissant le partenariat entre QMM et l’État, représenté par l’Omnis, entrée en vigueur en 1998 est prévue expirer au mois de Février 2023. Des discussions sur le régime fiscal et douanier aux quel est soumise cette compagnie minière avant cette date d’expiration avaient déjà été engagées depuis le mois de février 2021 ». Autant d’épines sur les pieds du ministre Herindrainy Rakotomalala.

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