Social

Enseignement public – L’année scolaire débuterait en octobre

L’ancien calendrier scolaire serait maintenu pour l’année 2019-2020. Il débute en octobre et se termine en juillet. C’est la ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle sortante, la Professeur Madeleine Félicité Rejo-Fienena qui a fait la déclaration, hier, lors de la passation de service entre Marie Thérèse Vola­haingo, la ministre entrante et elle. «Les participants à la revue sectorielle conjointe de démarrage du Plan sectoriel de l’Education, ainsi que les Partenaires techniques et financiers ont accepté ce calendrier. Et le gouvernement a donné son feu vert », lance-t-elle dans son discours.
À part cette déclaration, aucune annonce officielle n’a été faite. Jeudi, le secrétaire général dudit ministère a encore annoncé qu’« aucune date n’a été précisée. Il appartient au Gouvernement de trancher et de faire la déclaration officielle ».

Marie Thérèse Vola­haingo a encore fait appel aux responsables des écoles privées et aux techniciens des Partenaires techniques et financiers, à une consultation sur les réformes inscrites dans le PSE, hier. « Ce n’est pas le PSE en soi qui est mauvais, mais ce sont les réformes qui sont sujets de débats», indique-t-elle.

Réserves
Des enseignants d’établissements publics émettent des réserves. «Les vacances seront très courtes, alors que l’année scolaire a été déjà très longue. Je crains que cela n’éreinte les élèves », confie la directrice d’un collège d’enseignement général. Une bonne répartition des temps de pause, durant la prochaine année scolaire, est proposée par un psychologue, pour éviter cette fatigue.
À Ambatoboeny, dans la région Sofia ou encore à Vatovavy Fitovinany, des enseignants insistent sur un calendrier scolaire hors saison des pluies. « En période de pluies, les eaux montent et les cours sont souvent suspendus », confie une source.
Une autre source dans la brousse souligne, par ail­leurs, qu’une rentrée en mars n’est pas bénéfique aux familles paysannes.
« C’est une période de soudure. Les parents n’auront pas le moyen de payer les droits d’inscription au mois de mars », indique-t-elle