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Loi de finances 2020 – Les dépenses publiques passées aux cribles

Le  ministère  de  l’Économie  redoublera  de  vigilance dans  les  contrôles  des  dépenses. 

Validée mercredi par la chambre basse, la loi de finance rectificative 2020 se penche sur le contrôle des marchés à profusion avancé dans le plan Marshall.

Piqûre de rappel. C’est de cette manière que le rapport du dernier conseil des ministres a été présenté mercredi par la présidence de la république. La lettre du président pour les membres du gouvernement a fait suite à l’adoption, par l’assemblée nationale, de la loi de finance rectificative pour cette année d’exercice. Les consignes sont claires venant d’en haut.

« La prudence doit être le maitre-mot au niveau de chaque ministère en terme de concordance des projets proposés avec les dépenses y afférentes afin de minimiser les risques de dérives budgétaires » souligne cette lettre officielle. En l’occurrence, le ministère de l’Écono­mie et des Finances, est dans l’obligation de contrôler la situation fiscale de chaque entreprise privée ayant obtenu des marchés publics depuis trois ans et pressentie pour obtenir ces mêmes marchés dans le cadre des projets d’envergure inclus dans le plan Marshall.

Le ministère de l’Aména­gement du Territoire quant à lui, doit réaliser dans les plus brefs délais, la réalisation de l’appel d’offre concernant les deux flyovers annoncé comme projet présidentiel.

Investissement public

Le ministère de l’Énergie est aussi sommé de contrôler les dépenses en terme de carburant dans tous les ministères. Sans parler du ministère des Transports et du Tourisme dans le contrôle des attributions de marché concernant la réalisation du brise-lame de Soanierana Ivongo. Un marché infrastructurel qui a été attribué avec acompte en 2018 et dont aucune réalisation n’est palpable jusqu’à présent.

Le projet de Loi de Finances Rectificative LFR 2020 prévoit d’injecter mille quarante-trois milliards d’ariary pour relancer l’économie. Une somme que l’État compte investir dans un plan Marshall qui a pour objectif de réaliser de multiples projets d’infrastructures répartis dans les cent dix-neuf districts. Le contrôle des dépenses publiques avec ces marchés à profusions doivent ainsi être effectué de façon scrupuleuse.

Selon le centre de recherches, d’études et d’appui à l’analyse économique (CREAM), « les investissements jouent un rôle crucial dans le fonctionnement de l’économie. Les investissements envisagés par l’État doivent ainsi viser tous les domaines sans exception ». Selon l’étude du CREAM, l’investissement public dans les infrastructures devrait impacter sur le revenu des ménages, l’emploi, la productivité des entreprises, et l’investissement du secteur privé. D’après le centre de recherche, pour assurer une sécurité économique et appuyer efficacement le secteur privé, les lignes d’action de l’État doivent porter sur la mise en œuvre des mesures assurant la relance économique des secteurs clés.

Sans oublier le renforcement des appuis financiers aux secteurs privés dans le but de sauvegarder les emplois et limiter les risques de chômage technique et de fermeture d’entreprises. « Une augmentation de 10% de l’investissement public entrainerait un accroissement du PIB réel aux alentours de 0,71%, et de 1,6% pour une même hausse de 10% des investissements privés » avance le CREAM.

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