Editorial

Le froid et l’effroi

Une hypothèse nécessitant des essais cliniques ou plutôt critiques pour être validée. Il semble que la température ait une quelconque influence sur l’attitude du coronavirus à l’encontre de ses victimes. Si, si l’on se réfère à l’évolution de la situation en Espagne, en Italie et en France. Comme l’a prédit le controversé professeur Didier Raoult. Il a indiqué que la Covid-19 disparaîtrait de la circulation à la fin du printemps, soit au début de l’été, le 21 juin, jour de la fête de la musique. Ce qui coïncide avec la montée en flèche du mercure sur le thermomètre. Et ses prémonitions ont été homologuées par des faits indéniables. Les services des urgences, des réanimations et des morgues des hôpitaux de ces trois pays se désemplissent. Comme par enchantement.

Par contre, chez nous, le regain de vitalité du coronavirus s’est manifesté avec l’arrivée de l’hiver austral, où un climat glacial s’installe sur les hautes terres centrales, devenues des foyers dangereux de contamination à la pandémie. Sous ces deux angles, les relations de cause à effet entre la conduite du coronavirus et le milieu ambiant dans lequel il manœuvre, tendent à être confirmés. Cela étant, des pays avec des êtres humains habitués à vivre dans l’étuve et la chaudière de 40°en moyenne, comme l’Iran et l’Irak, n’ont pas été épargnés par les vagues de la contagion. Tout comme l’Inde, avec une situation préoccupante à cause la densité de sa population. Propice à des rassemblements permanents.

Mais sur un autre point, des scientifiques du monde entier, toutes spécialités confondues, sont arrivés à une même déduction. Les données chiffrées liées au coronavirus- malades asymptoma­tiques ou porteurs sains, en détresse respiratoire, présentant des formes graves ou sévères, et le nombre des décès, n’ont pas suivi des modèles et lois connus. Même si Didier Raoult, encore lui, insiste que ces statistiques rassemblées surfent une courbe en cloche. Une fois qu’elles atteignent des pics ou des sommets, elles amorcent, presque par nécessité, la descente. Comme un relief montagneux, pour tout simplifier. Ou la carrière d’une célébrité qui revient sur terre après avoir connu son apogée.

Les vraies difficultés à Madagascar pour saisir le mal, résident sur le caractère réduit de l’ensemble à étudier. Que ce soient les tests ou leurs résultats, connus avec du retard, la taille des échantillons est assez « rabougrie » pour avoir des interprétations plus précises sur les fluctuations en dent de scie qui en découlent. Et anticiper la suite, en conséquence. À titre d’illustration, il fut un temps où aucun nouveau cas n’a été détecté durant 72 heures. Mais plusieurs autres ont fait leurs apparitions dès le lendemain de cette douce euphorie. Ce qui aurait, peut-être, induit en erreur les autorités dans leurs décisions. Il n’est pas trop tard pour rectifier le tir.

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