Titre foncier - Les paysans veulent plus de concret


La situation foncière reste floue à l’issue de la rencontre entre les paysans. Leurs problèmes restent apparemment entiers. La rencontre entre paysans qui s’est tenue dans les locaux du Bureau de coordination des actions sociales (BUCAS) Antanimena s’est achevée le 24 juin. Les paysans issus de la région Analamanga, Vakinanka­ratra, Alaotra Mangoro, Ana­lanjirofo ont participé à cette rencontre afin de parler des problèmes de litiges fonciers auxquels ils sont confrontés, et de mettre le point sur la sécurisation foncière. « Seulement 2%  des paysans ont pu avoir leurs titres fonciers, et les 98% restants pourraient perdre leurs terres avec l’appropriation par des exploitants étrangers », d’après Lanto Andriamamonjy, coordonnateur du BUCAS. Le coût élevé du service et l’éloignement des guichets fonciers en sont les causes.  Ces paysans exigent « plus d’actions et moins de paroles » de la part des autorités compétentes. Par ailleurs, la gratuité sur le droit d'enregistrement des successions au centre fiscal et le droit de mutation au service des domaines touchera bientôt à sa fin. Pour le service des domaines d'Anosy, le nombre de dossiers reçus a quadruplé par rapport à l'année dernière. Ce service s’est alors vu débordé, et n'a pas pu satisfaire à temps certaines demandes. « Pour ce qui est de sa continuité, la population devrait encore attendre la décision du président de la République », a expliqué Hasimpirenena Rasolomampionona, Directeur général des services fonciers. Les contribuables, quant à eux, espèrent du Président une révision sur cette disposition, (ce qui a été accordé hier, ndlr). Car pour eux, la production des pièces requises et des papiers administratifs y afférents devrait aussi  être gratuite. Rado Andriamampandry
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