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Insécurité – L’enquête sur des dossiers brulants inachevée

La  présidente  de  la  CNIDH,  Mireille  Rabenoro, pendant  son  allocution  au  Sénat,  hier.

Les efforts mis en œuvre par les éléments des forces de l’ordre sont palpables en termes de l’application de droit de l’Homme. Pourtant, le traitement des dossiers brulants sur des évènements ayant provoqué des conflits sociaux dans plusieurs localités à Madagascar est encore en instance. Ce constat émane de la Commission Commis­sion nationale indépendante des droits de l ‘Homme (CNIDH), en marge d’une séance de formation présentée devant les sénateurs au Palais de verre d’Anosikely, hier.

Cette institution déplore la négligence sur le traitement des affaires dont le respect du droit de l’Homme a été bafoué. « Beaucoup de dossiers brulants attendent la suite de l’enquête mais il semble que la procédure n’est pas achevée jusqu’au bout. La suite semble être délaissée par le gouvernement », détaille Mireille Rabenoro dans son explication devant les sénateurs. Comme l’a soulevé la CNIDH, parmi ces affaires figurent entre autres le grand dossier d’Antsakabary survenu en 2017 dont la reprise de l’enquête est encore incertaine.

Il y a également le dossier sur le vol de bovidés à Andalatanosy Androy où les deux voleurs ont été tués dans la cellule de la gendarmerie et tant d’autres. L’impunité serait au fond de l’insécurité et des crimes qui surviennent dans le pays. Ainsi, ambitieuse de lutter contre l’impunité, la CNIDH entend continuer l’interpellation du gouvernement pour que celui-ci agisse sur les actes qui mettent en péril le respect du droit de l’Homme.

Dans son rapport à titre de l’année 2019, la CNIDH déduit, toutefois, qu’une évolution est observée sur la décision prise par les autorités compétentes face à tel agissement condamnable des agents de police au cours de la mission qu’on leur a confiée. La sanction infligée à l’encontre d’un policier qui a tiré à bout portant sur un présumé malfaiteur à Ampefiloha en août 2019 a été qualifiée de bon exemple de la part de la Police nationale. « L’auteur de l’acte a été livré à la Justice. C’est une décision qui marque une nette amélioration du respect des droits de l’Homme », note Mireille Rabenoro, présidente de la CNIDH. La résolution des cas similaires qui seraient à la base des conflits sociaux a été finalement établie dans les litiges fonciers ou des abus de pouvoir perpétrés par des responsables.

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