Editorial

Survi… e ou virus

Et si virus était l’anagramme de survi? Avec le coronavirus qui se répand à une vitesse supersonique en Chine, le monde entier tremble. Des prévisions avancent que tout le globe sera infesté par ce redoutable virus pour le moment sans visage au bout de six mois. Le Nouvel An chinois commence ainsi très mal. Le drame est pour le moment qu’il n’existe aucun médicament pour traiter les malades.

Tous ceux qui ont attrapé le virus sont donc condamnés à crever. Même l’origine du coronavirus reste pour le moment un mystère. La Chine est en train de construire un hôpital qui sera terminé en dix jours, pour faire toute la lumière sur cette maladie impitoyable. Jusqu’ici, Madagascar est épargné par les différents virus qui ont secoué le monde. Aucun des virus annoncés pour tuer tous les habitants de la planète terre n’a eu un visa d’entrée à Madagascar grâce à un sévère contrôle aux frontières.

Ainsi le virus du Nil en 2002, le SARS en 2004, la grippe aviaire en 2005, la grippe porcine en 2009, l’Ebola en 2014, et le zika en 2016 n’ont pu franchir nos territoires. Eh oui, autant nos aéroports sont des passoires pour les trafics d’or, de pierres précieuses, de drogues et d’insectes, autant ils semblent hermétiques aux virus de toutes sortes excepté le Sida. On se demande si les virus existent dans la réalité où il s’agite d’une invention pour faire marcher les industries pharmaceutiques. On avait annoncé que le Sida allait anéantir le monde dans les années 80 mais aujourd’hui on n’en parle plus.

Peut-être que celui qui a fait alterner le jour et la nuit nous accorde un traitement de faveur, un tarif spécial. On se trouve en deuxième division dans ce domaine et on ne s’en plaint pas. Le choléra, le paludisme, la rougeole, la fièvre jaune, la peste… correspondent bien à nos moyens et à la capacité de résilience de la population. On n’a même pas d’eau pour se laver la main comme on le recommande pour limiter la transmission du coronavirus.
On préfère les inondations où on peut sauver les sinistrés quand on a un président comme le nôtre à ses virus qui n’accordent même pas une minute pour prier et s’accorder une absoute. Mais on n’est pas à l’abri d’une grave épidémie avec cette inondation sans précédent. Il faudra appréhender les conséquences de l’après inondation dès à présent pour ne pas être pris au dépourvu. C’est une autre paire de manche.

À quelque chose malheur est bon, le survol des zones sinistrées a permis de mesurer l’ampleur de la pauvreté de la population qui s’accroche à ses maigres biens au péril de leur vie. Il y a beaucoup à faire. Du sauvetage providentiel pour sortir de cet état de dénuement total. Sans hélico ni vedette rapide.

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