Régions Social

Diana – Les intempéries frappent le Nord

Les eaux de la Mahavavy ont connu une forte crue jeudi.

Comme il fallait s’y attendre, le scenario malheureux de 2017 semble se reproduire sur la RN 6 reliant Ambanja à la capitale du Nord. Depuis quelques jours, les pluies torrentielles se sont abattues sur toute la région DIANA. La pluie a surtout persisté depuis mercredi sur les districts d’Ambilobe et d’Ambanja.

Selon les informations recueillies auprès de la direction régionale des Travaux publics qui a des équipes sur le terrain, la coupure a été déjà réparée à Manehoko avant la venue des fortes pluies, mais la route est totalement inondée à cause de l’accumulation des eaux. Du fait de la crue de la rivière de Mananjeba, la route sur la partie d’Isesy et Marivorahona est actuellement complètement inaccessible à cause de l’inondation. Aucun véhicule ne peut passer.

Une coupure est aussi survenue sur la route reliant Ambilobe à Ambanja, plus précisément à Tanambao-Ankinaka au Pk 499 où il existe un pont en cours de construction par la société Colas. Celle-ci a déjà construit des déviations pour desservir à nouveau la ville d’Ambanja, mais les automobilistes ont peur d’être emportés par les crues très puissantes.

À Ambilobe, des pluies exceptionnelles qui sont arrivées durant toute la nuit de mercredi et la journée de jeudi ont provoqué la montée des eaux de rivières de Mahavavy et les eaux sont passées au-dessus des ouvrages du pont situé à Ilaidama, submergé dans l’eau depuis jeudi.

À Ambilobe également et à Diego-II, une centaine d’hectares de rizières se retrouvent sous les eaux. De fait, les éventuels impacts que cette situation pourrait avoir sur les cultures, sont prévisibles, si jamais les épis de riz restent sous les eaux pendant encore quelques jours. Pour l’instant, le prix de « kapoaka » est déjà à 700 ariary, s’il était de 600 ariary avant les dernières pluies. Et les spéculations sont à craindre.

Une véritable bombe écologique risque aussi d’exploser. L’inondation atteint aussi les villes et une insalubrité indescriptible due au mélange des déchets solides qui jonchent les quartiers aux eaux usées des fosses septiques s’installe. Un cadre de vie encore très loin des villes durables. C’est le cas de quelques quartiers de la ville d’Antsiranana après quelques heures de pluies. Et d’après les habitants, cela empeste l’atmosphère depuis près d’une semaine. Dans quelques quartiers, le décor dans les toilettes de certaines habitations est plus que jamais invivable.
« Cette situation serait due à l’inexistence des W.C. aux normes, et du non fonctionnement du service chargé de vider les fosses septiques de la municipalité », exprime une mère de famille du quartier d’Ambalavola.