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Bilan des intempéries – Trente-deux décédés recensés

Les sinistrés attendent avec impatience les secours et le retrait des eaux. 

Bilan accablant. Six nouveaux corps retrouvés sont recensés par le Bureau national de la Gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), en fin de semaine. Ces habitants de Mitsinjo et d’Ampara­faravola ont été emportés par l’eau. La plupart des victimes des intempéries qui ont frappé le Nord-Ouest et l’Alaotra Mangoro, la semaine passée, ont malheureusement connu le même sort. Elles ont été portées disparues, le fort courant d’eau ayant eu raison d’elles. Les corps des derniers déclarés morts, n’ont été retrouvés que quelques jours après leurs disparitions. La recherche continue. Dix autres personnes sont encore portées disparues, à Maeva­tanàna, à Amparafaravola et à Mitsinjo.

Avec ces découvertes macabres, le nombre des victimes des intempéries augmente à trente-deux, contre vingt-six, vendredi. Ils appartiennent aux régions d’Alaotra Mangoro, de Boeny, de Sofia et de Betsiboka. Ces régions ont été les plus affectées par la zone dépressionnaire.

En une semaine, les inondations et les risques de glissement de terrain ont affecté cent seize mille six cent personnes. Il s’agit du nombre de sinistrés rapporté par le BNGRC, hier à 20 heures. Les districts agricoles sont les plus affectés par cette catastrophe naturelle. Quarante-quatre mille sinistrés à Mampikony, vingt-huit mille à Ampara­fararavola, treize mille à Marovoay, ainsi de suite.

Hier, l’eau n’a pas encore totalement tari dans certains villages, comme à Mampikony ou à Ambato Boeny. En tout cas, les victimes se refugient encore dans les sites d’hébergement. En tout, seize mille personnes ont été déplacées. Quatorze mille habitations inondées et mille cinq cent totalement détruites. Six mille six cent enfants sont par ailleurs, privés de cours.

Pour éviter les abus, le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation a déclaré que pour éviter des préjudices et des abus, aucun téléthon ne pourra être organisé. « Les aides ne sont pas interdites. Si une association veut aider, ses membres sont les bienvenus. Soient, ils remettent leurs aides tout de suite aux victimes, soient ils viennent vers nous. Mais le BNGRC promet que le nom et les dons offerts seront publiés au journal, pour éviter les suspicions », explique le général Elack Olivier Andriankaja, secrétaire exécutif du BNGRC.