Accueil » Chronique » L’empêcheur de fêter en bruit
Chronique

L’empêcheur de fêter en bruit

Ceci est une contribution supplémentaire à ma croisade contre les nuisances sonores. Fête ou pas fête chez autrui, je veux pouvoir être tranquille chez moi. Avec la conscience d’agir également au bien de tous.

La nuisance sonore est un crime contre l’Humanité. Le bruit est une faute civilisationnelle. Le décibel est une arme de destruction massive. Cette ambiance de fête, m’est juste une atmosphère de bruit. Une réclame trop bruyante m’éloigne plus qu’elle ne m’attire. Contrairement au chien de Pavlov, le bruit m’effarouche et m’enrage.

Une vieille croisade. À preuve cette Chronique du 17 juin 2010: «Survint l’épisode du «Vuvuzela», cet instrument qu’on dit traditionnel, c’est-à-dire «culturel», mais asymptomatiquement décibélique. Un bourdonnement entêtant qui a vite fait de saouler la planète».

Dans une autre Chronique, du 4 décembre 2012, que j’avais intitulée sobrement «Chut», je priais déjà qu’un texte quelconque (Constitution, Loi, Décret, Arrêté) castre cette pollution sonore: «Un arrêté municipal, un décret, voire une ordonnance, sinon la Constitution elle-même, devrait fixer le plafond de décibels acceptable avant le seuil de folie: aux stationnements de taxi-brousse, l’impression immédiate de désordre permanent (pollution visuelle) et de saleté étouffante (pollution odorante) est encore accentuée par le vacarme que déversent sur la voie publique des haut-parleurs qui viennent concurrencer les hurlements des « mpanera » d. En ville, des camions publicitaires nous assourdissent d’une musique, dont le tintamarre tient lieu de mélodie, tandis que les entreprises commanditaires n’ont toujours pas compris que cette approche, unique, malgré la multiplicité des agences de communication, est d’un primaire! Certes, on ne pourra sans doute pas décréter une musique « officielle », qui adoucisse réellement les mœurs, mais il faudra réfléchir à la responsabilité de ce bruit dans la brutalité nouvelle des mœurs. Avec l’intime conviction que l’éducation au beau prépare à un réflexe au bien».

Dans, «C’est tellement vulgaire, le bruit» (23 mai 2019), je n’hésitais pas à vouloir copier le «soa fianatra» appliqué ailleurs: «en France, la lutte contre le bruit est bien en place dans le Code de la santé publique, dans le Code de l’environnement, et dans le Code pénal, avec ce credo de simple bon sens: «Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquilité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé» (R1334-31 Code de la Santé Publique). Au niveau européen, une recommandation d’octobre 2018 de l’OMS (organisation mondiale de la santé) prescrit une exposition moyenne «day, evening, night» de 53 dB et une exposition Lnight de 45 dB au trafic routier automobile. 45 dB, c’est le bilan sonore au ralenti d’une Audi Q5 4×2 de 150 chevaux ou d’une Mazda CX5 Turbo Diesel de même puissance. L’OMS s’est contentée pour le reste du monde d’alerter contre l’exposition à plus de 85 dB pendant huit heures (c’est le bruit moyen de la circulation automobile), ou à plus de 100 dB pendant quinze minutes. Sur l’échelle de Richter du bruit, on deviendrait sourd à subir le hurlement du vuvuzela (120 dB au-delà de 9 secondes), le rugissement d’un bulldozer (105 dB, 4 minutes), l’emballement d’une moto (95 dB, 47 mn)».

«Le bruit est (bel et bien) un problème de santé publique» (20 septembre 2020): «karaoké, veillées funèbres, «famadihana» ou «famorana» à fond de sono, voitures aux moteurs trafiqués, motos et scooters à échappement libre, klaxons intempestifs, pétards qui devraient être interdits à l’importation. Les carnavals publicitaires, le grand cirque d’une propagande électorale, les hauts-parleurs qui déversent leurs versets sur la voie publique. À la vitesse du son, pardessus les murs, une musique indésirable devient vite envahissante. Le port d’écouteurs individuels devrait être obligatoire. Le bruit est monté en volume avec la barbarie ambiante. Silence: Civilisation!

Pour mémoire, de cette Longue Marche contre les tapages: Chronique VANF dans L’Express de Madagascar: Le prétexte Coupe du Monde (17.06.2010), Chut! (04.12.2012), La civilisation du silence (01.08.2017), Ce peuple qui murmure (01.02.2018), Cymaise dégueulasse (09.05.2019), C’est tellement vulgaire le bruit (23.05.2019); Mamalankira VANF dans L’Express de Madagascar: Lamina, pirina, rindra, ho an’Antananarivo (30.08.2016), Haody ry Analamangako (06.11.2019); VANF Antranonkala sur 2424.mg: Vuvuzéla d’un samedi nuptial (24.08.2019), La chasse au bruit (19.09.2019).

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter

Voir aussi