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VIOLENCES CONTRE LES FEMMES – Mialy Rajoelina monte au front

La Première dame, Mialy Rajoelina et Marie-Chantal Uwanyiligara de la Banque Mondiale en avant pour apporter du changement en faveur des filles.

L’autonomisation des femmes est fondamentale pour le développement. La Première dame, avec l’appui de la Banque Mondiale, lance une campagne en faveur des filles et des femmes.

À cœur ouvert. Les émotions ont été au rendez-vous au Novotel Convention & Spa à Alarobia, hier matin, lors du lancement de la campagne de cent jours d’actions en faveur des filles et des femmes et des seize jours d’activisme pour l’élimination des violences faites aux femmes. Des filles et des femmes, à l’instar de Lova Renée, une stand-up contre le racisme, Antsaly Rajoelina, Miss Madagascar, Ambinintsoa Cynthia, secrétaire général du Stem4Good, Lahatra Nomenjanahary, handicapée de naissance, devenue coach en développement personnel, ont lancé des témoignages inspirants. Du haut de ses 10 ans, Lova Renée a surmonté des propos racistes dont elle a été victime.

«On s’est moqué de moi à cause de mes cheveux. C’est la nature de mes cheveux, je ne peux pas les modifier. Être fâchée ne m’aura pas apporté quelque chose de bien. Les leçons que j’ai tirées de tout ça, c’est qu’il faut être forte. Je vous invite à être forte, peu importe les violences que nous subissons», lance-t-elle à l’endroit des filles comme elle.

Antsaly Rajoelina, veut briser le tabou des viols qui se terminent, souvent, par des arrangements à l’amiable. «J’ai été victime d’agressions sexuelles, il y a une dizaine d’année, auparavant.

Témoignage inspirant

Mes pleurs ont été réduits en silence, on a opté pour le Fihavanana. Pour moi enfant, ce n’était pas la meilleure solution. (…) Je veux élever la voix des filles, des garçons, victimes de ces agressions sexuelles», s’est exprimée cette jeune femme qui représentera Madagascar au Miss World, cette année. Lahatra Nomenjanahary a vaincu son handicap. «Il a été difficile pour moi de trouver un boulot, car je n’ai ni mains ni diplôme, je n’étais pas scolarisée, enfant. Puis je me suis dit que personne n’a le droit de me discriminer. J’ai exploité mes valeurs, j’ai suivi des formations, et me voilà. Avec mon handicap, j’ai pu écrire un livre», raconte-t-elle avec beaucoup de fierté, ses parcours. Autant de témoignages qui ont touché la Première dame, Mialy Rajoelina.

«Ils nous rappellent la place qu’occupe la femme au sein de la société et nous font bien prendre conscience qu’elle contribue à la fondation et au développement d’une nation.», indique-t-elle dans son discours. Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque Mondiale, qui a été à l’initiative de cet événement, a fait, également, un témoignage inspirant, sur l’importance de la scolarisation des filles. «Je viens d’une famille qui n’est pas nécessairement aisée, mais la décision qu’ont pris mes parents, de me mettre à l’école, a apporté un changement dans ma vie. Ma mère, mariée très jeune, avait pris la décision que tous ses enfants, iront à l’école et a fait le pari qu’ils auront tous un diplôme universitaire, et elle l’a fait», témoigne-t-elle. Elle a souligné à l’occasion qu’investir pour l’émancipation des filles et des femmes, réduit la pauvreté, en prenant l’exemple de Bangladesh qui a réduit la pauvreté en décidant d’éduquer et de mettre en action ses filles. Le poids de la tradition, l’inexistence de politique de parité, l’inégalité de traitement des filles et des garçons sont cités comme obstacles à l’émancipation des filles/femmes et à la lutte contre les violences faites aux femmes. Les acteurs dans cette lutte et dans la promotion des femmes, recommandent une bonne coordination des actions, l’adoption des lois sur la lutte contre les violences et sur la promotion des femmes, pour avoir des résultats.

Mialy Rajoelina, elle, inspire dans ses actions pour la promotion de la femme. Avec l’association Fitia qu’elle préside, la Première dame a lancé plusieurs projets pour l’émancipation des filles et des femmes. À savoir, la revitalisation des cantines scolaires dans vingt villages pilotes dans le Sud, des cours de soutien aux élèves pour les préparer aux examens de fin de cycle primaire, la création d’activités génératrices de revenus dans 10 régions de Madagascar en faveur des associations féminines. Beaucoup d’autres actions sont à ajouter. La Première dame invite tous à être acteurs, chacun à leur niveau, pour qu’une fille qui apprenne devienne une femme qui gagne, et pour mettre fin à la violence faite aux femmes.

2 commentaires

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  • Tout ça c’est bien beau avec tous ces discours de salon mondain mais la réalité est loin d’être reluisante . Le « paraître » n’a plus raison d’être maintenant il faudrait agir sur le terrain par exemple à manifester sa compassion pour les femmes victimes des exactions sommaires de militaires à Ikongo . Il y a aussi les conditions de travail des femmes dans les zones franches . Les harcèlements sexuels des étudiantes dans les universités demandent plus de mesures efficaces . Puis la précarité menstruelle n’est pas du reste avec cette pauvre grandissante…

  • Toujours facile et promettre avec l’argent des autres !!!! c’est pas pour rien que Mme est mariée avec Mr !
    Qui se rassemble s’assemble dit le proverbe !