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Santé – Les séropositifs en hausse à Antananarivo

Le  Dr  Hervé  Rabeson  du  service  médical  de  la  CUA.

Le VIH/Sida se propage en silence. Le centre de dépistage du VIH/Sida du Bureau municipal d’hygiène (BMH) d’Antananarivo-ville à Isotry, a détecté un séropositif, hier. Le porteur du virus est un jeune homme dans la trentaine, en couple avec un homme. C’est le quatrième séropositif confirmé dans ce centre de référence, en ce mois de novembre. Au mois d’octobre, ce centre a enregistré dix cas.

Le Dr Hervé Rabeson, chef du service médical auprès de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) alerte sur une hausse inquiétante du nombre de séropositifs détectés dans la capitale, depuis l’année passée, plus précisément après le confinement. « Sept à dix cas par mois sont confirmés par nos appareils de dépistage, alors qu’auparavant, nos chiffres variaient autour de cinq à six par mois. Pourtant, le nombre de personnes qui font le test chaque mois, a diminué. Il est passé de deux cent cinquante par mois, à cent vingt, actuellement », informe-t-il.

Il est probable que le partenaire de cet homme soit séropositif. « Le rapport anal non protégé avec pénétration, comporte un risque élevé de transmission du VIH », expli­que un médecin. L’incidence de l’infection est plus élevée chez les homosexuels que chez les hétérosexuels, selon les constats. Sur les cas détectés dans ce centre de dépistage du BMH à Isotry, la plupart sont des hommes ayant des partenaires sexuels masculins, mais aussi des professionnels de sexe. Le Dr Hervé Rabeson affirme, cependant, la présence d’hétérosexuels, et de non-professionnels de sexe, dans la liste des séropositifs détectés.

Multiplicité

Le risque de transmission du VIH est élevé à Mada­gascar. Les résultats du cinquième Enquête démographique et de santé (EDS V), publié sur le site web de l’Institut national des statistiques (Instat), en ce mois de novembre, montrent la multiplicité des partenaires sexuels et le faible taux d’utilisation de préservatif. « 24 % des hommes (15-49 ans) contre 3% des femmes ont eu, au moins, deux partenaires sexuelles au cours des douze derniers mois et 38 % des hommes contre 19 % des femmes ont eu des rapports sexuels avec des personnes qui ne sont ni l’épouse ni la partenaire avec laquelle ils vivent. Parmi les hommes qui ont eu au moins deux partenaires sexuelles au cours des douze derniers mois, 4 % contre 3 % des femmes ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels. Parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels avec des personnes autres que leur épouse ou leur partenaire, 9 % contre 4 % chez les femmes ont déclaré avoir utilisé un condom au cours de ces derniers rapports sexuels », peuton lire dans le document.

Les médecins encouragent l’utilisation de préservatif et la relation monogame pour prévenir le VIH/Sida. Ceux qui ont eu un rapport non protégé, ceux qui ont eu un accident d’exposition au sang et qui présentent, par la suite, des symptômes suspects, à savoir une diarrhée, des vomissements, des symptômes d’allure grippale, comme la fièvre, des maux de tête, mais aussi des maux de ventre, des douleurs musculaires, des éruptions cutanées, des maux de gorge, et une perte de poids, doivent consulter un médecin, le plus tôt possible. Lorsque le VIH/Sida est détecté et traité tôt, le séropositif peut mener une vie « quasi normale ». Une fois que l’infection par le VIH évolue vers le sida, l’espérance de vie diminue.

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