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Lutte contre les VGB – Coup d’envoi des seize jours d’activisme

Des  stands  et  des  expositions  ont  marqué  la  première journée.

La lutte contre les VBG a été au centre des discussions lors de la journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

L’ouverture de la première journée des seize jours d’activisme , journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, a été effectuée hier devant le Parvis de l’hôtel de ville. Sous le thème « Brisons le silence, stop à la violence », la première journée a été marquée par la présence des entités et parties prenantes ainsi que la présence de plusieurs stands de prise en charge au niveau du parvis Analakely. La prévalence des violences basées sur le genre reste élevée dans le pays. C’est ce qui est indiqué dans le communiqué de l’UNFPA. La pauvreté oblige les familles à marier leurs filles dès leurs plus jeunes âges.

Dans le pays, les statistiques montrent que 30% des femmes sont victimes de violences basées sur le genre, les violences sexuelles représentent 13% des cas déclarés, dont 3% à Atsimo Andrefana, 5,8% à Androy et 18,5% à Analamanga. Durant son discours, Issa Sanogo, le coordonnateur résident, a dénoncé les actes de violence envers les femmes, les jeunes femmes et les filles. « Le temps est venu de briser le silence car Madagascar fait partie des pays où la problématique de la violence basée sur le genre est flagrante », affirme-t-il. En effet, les statistiques démontrent que 38% des femmes âgées de 15 à 49 ans subissent des violences physiques et sexuelles, tandis que 41% en union ou en rupture d’union de 15 à 49 ans subissent des violences émotionnelles ou physiques de leur partenaire ou ex-partenaire.

Renforcement de capacité

Par ailleurs, par rapport à ce qui a marqué le renforcement de la poursuite et la répression des violences basées sur le genre, une opération de renforcement de capacités des magistrats qui traitent les affaires des VBG a été organisée à partir d’hier au niveau de l’ENMG Tsara­lalàna. Ceci s’affiche dans le cadre de l’institution de la chaîne pénale anti-violences basées sur le genre ou CPA VBG.

Selon les explications, l’objectif principal est de renforcer les capacités des magistrats membres de la CPA-VBG sur la législation en vigueur, notamment la nouvelle loi sur la lutte contre les violences basées sur le genre.

1 commentaire

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  • Bonjour
    à mon humble avis et je me permets d’apporter ma contribution sur ce sujet, souvent maltraité par les protagonistes, soi-disant autorisés à parler sur le sujet.
    Pour qu’il y ait violence dans un foyer, il faut que les différents éléments soient rassemblés. Exactement comme le TRIANGLE DU FEU. La violence trouve sa source et sa force dans chaque partie engagée. Enlevez un des constituants et la violence se videra de sa substance et de sa force.
    Dans un couple, que ce soit l’homme ou la femme, chacun y trouve son intérêt d’entretenir la violence et de l’attiser si besoin.
    Pour ma part, ayant vécu les violences au sein de « ma famille », je me suis juré de ne jamais reproduire ces schémas d’enchaînements de la violence. Je me suis formé et j’ai appris à domestiquer mes pulsions de violence. Je ne crois pas que l’on apprenne cela dans les séminaires si bien graissés et subventionnés. Domestiquer sa violence ne s’apprend pas dans les universités ou avec un diplôme BAC+5 !! Mais dans les instants de la vie quotidienne. Et je conclue que la triangle de la violence est l’affaire de 2 antagonistes. La violence peut être générée par la femme ou par l’homme ou alternativement. On doit intervenir sur les 2 et sur le triangle de la violence. Bonne méditation les gens.

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