Economie

Savon en morceaux – Un droit de douane fatal aux activités

Arguments. Les importateurs de bondillons et les producteurs de savon se livrent à une intense guerre de communication depuis la publication du texte du projet de loi de finances initiale qui prévoit une augmentation du droit de douanes des bondillons de 20%. Richard Sadroudine, le PDG de la SAHVA (Savonnerie huilerie du Vakinankaratra), concernée par la mesure, y est allée de son commentaire en déplorant que le bondillon, leur matière première soit considérée comme un produit semi-fini. «Nous ne faisons pas qu’emballer les bondillons», lance-t-il, précisant que les trois sites de production que l’entreprise exploite à Antsirabe, Toamasina et Taolagnaro emploient deux cents personnes. Richard Sadroudine se défend, par ailleurs, de faire d’importants profits. «Nos marges sont de 6% brut. Une augmentation de 10% du droit de douane serait fatale pour notre activité», déclare-t-il. Cet opérateur d’indiquer, par ailleurs, qu’aucune industrie à Madagascar ne fabrique le savon blanc. Il craint, de ce fait, que la décision soit une porte ouverte aux produits en provenance des pays du Comesa.

1 commentaire

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter