Accueil » Social » Risque d’éboulement à Manjakamiadana – Une cinquantaine de ménages à évacuer
Social

Risque d’éboulement à Manjakamiadana – Une cinquantaine de ménages à évacuer

Le  rocher  en  altération  ne  pourrait  pas  être  enlevé.

Les habitants dans le fokontany Antsahondra Manjakamiadana devront quitter les lieux. Au début de la saison des pluies, cinquante toits devront quitter leur maison à cause du risque d’éboulement. L’étude menée par le Bureau National de la Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), a révélé que l’évacuation est la seule option pour éviter le drame sur la colline de Manja­kamiadana.

« La saison des pluies devrait commencer sous peu, sans oublier la période cyclonique que la Grande île devrait passer. Le grand rocher en altération risque de s’écrouler à tout moment. Pour protéger la vie des familles exposées à ce risque d’éboulement, il est important qu’elles se déplacent dans des lieux sûrs », indique le Général Elack Olivier Andriakaja, directeur général du BNGRC.

Les rochers dangereux ne pourront plus être désintégrés, selon l’étude du BNGRC. « À la différence des rochers qui ont été enlevés dans quelques zones, ceux dans le fokontany d’Antsahondra ne pourront pas subir les travaux de déroctage prévus. Les rochers ne sont pas isolés. L’opération est difficile voire même impossible pour cette fois », enchaîne le directeur général.

Manu militari

Certains habitants vivent dans la peur qu’un glissement de terrain ne se passe dans ce quartier mais ne savent pas où aller. « Notre vie est en danger mais on avait espéré qu’une solution serait avancée par les responsables. On doit quitter les lieux, mais où est-ce qu’on doit aller? », se questionne Lalaina Sylvie Rasamison, une habitante auprès du rocher. Sous l’effet de l’humidité, de la chaleur et du vent, les rochers s’altèrent. Pour la plupart des habitants du quartier menacé, leurs maisons ont une valeur inestimable puisqu’ils les ont héritées de leurs arrières-arrières-grands parents.

Des sensibilisations seront effectuées sur le lieu afin que les familles concernées puissent prendre conscience du danger. « Nous ne cesserons d’informer et de conscientiser les habitants dans les zones concernées par rapport au risque. La plupart de ces habitants sont des locataires. Nous les encourageons à trouver d’autres maisons à louer », souligne le DG du BNGRC. Les poses de drapeaux rouges seront effectuées sur les lieux.

L’évacuation manu militari s’opèrera dans la mesure où des récalcitrants persistent à occuper les lieux en danger. Une réunion entre les parties prenantes décidera de cette intervention. Au mois de février de cette année, sept zones ont été annoncées comme soumises à une alerte danger. Il s’agit de Tsimialon­jafy, Ankadilalalana, Ambato­vinaky et Amparibe, Tsarafaritra, Tsimbazaza et Ambaninampamarinana. Le BNGRC a présagé un glissement de terrain dans ces zones.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter