Chronique

Cosmétiques – La biodiversité au service de la beauté

On le savait sûrement ailleurs, mais pas à Madagascar. En 2006 déjà, Chanel s’apprêtait à lancer un nouveau produit à base d’extrait de panifolia-Pfa, une molécule isolée de la vanille de Madagascar, présente uniquement dans cette essence. Traditionnellement utilisée en pâtisserie et dans les glaces, la vanille tente ainsi une sortie hors des sentiers battus. Chanel est une des marques mondiales les plus célèbres dans l’univers du luxe. La crème qu’elle met au point cette année-là est donc totalement étrangère au plaisir gustatif. Il s’agit d’un produit anti-âge promis au succès dans un marché occidental obnubilé par la crainte du vieillissement. Qu’on en juge : les dépenses annuelles européennes en produits cosmétiques suffiraient largement à l’instruction de 246 millions d’enfants acculés au travail précoce.

À la même période, les orchidées de Madagascar ne sont pas non plus restées à la traine. L’industrie française des cosmétiques a, en effet, choisi une orchidée blanche endémique de la Grande Île pour symboliser son engagement dans le développement durable et la protection de la biodiversité. Il s’agit de l’Angraecum Eburneum Longicalcar de son nom scientifique, qui a failli disparaitre pour cause de déforestation. L’orchidée intéresse les industriels pour ses vertus hydratantes et réparatrices. Beaucoup de grandes marques l’ont compris pour ne citer que Guerlain, Yves Rocher, ou Clarins.

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