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Événement – Le Festival d’Art Urbain promeut la musique vivante

Depuis le 15 octobre, le public vit au rythme de la créativité et de l’imagination de ses artistes contemporains. Ce week-end, la musique primera.

Avec une troisième édition des plus riches et éclectiques, le Festival d’Art Urbain initié, entre autres, par l’association d’artistes la Teinturerie et l’Is’Art Galerie a rempli de couleur le quotidien des amateurs d’art. De Mahajanga à la Ville des Mille, l’évènement surprend toujours autant par son authenticité que sa programmation fascinante. Le Festival d’Art Urbain s’est découvert au public comme un espace où des artistes de l’océan Indien, du continent africain et de la Grande île se rassemblent pour explorer, partager et créer ensemble, pendant deux semaines, à travers l’art visuel et des ateliers, ainsi que des performances artistiques diverses.
Avant tout, le festival s’affirme ainsi comme une plateforme et un tremplin pour des artistes de tout âge et de tout horizon, qui leur permettraient de se mettre en avant et de laisser libre cours à leur talent. Après avoir enchanté la ville de Mahajanga, la semaine dernière, les artistes et festivaliers reviennent donc dans la capitale. D’entrée, le ton est donné, cette fois-ci, place à la musique.

Contemporain
Qui dit art urbain, dit musique urbaine, et c’est ainsi que Bigg Tovolah et Dadlaah Ben-J ont ouvert le bal le week-end dernier, avec « Alin’ny rap gasy ». Un rendez-vous convivial et chaleureux, en hommage à ce rap malgache qui a bercé toute une génération de passionnés.
Pareil, ce week-end, le public du Festival d’Art Urbain peut, une fois encore s’attendre à un rendez-vous musical d’exception avec Olo Blaky, sur la scène de l’Is’Art Galerie Ampasa­nimalo ce 28 octobre à partir de 19h. Composé du charismatique Naty Kaly au chant, de RaPa à la guitare, de Dyl à la basse, de Ndriana Kely à la batterie et de Mialy au chœur, Olo Blaky a toujours su se démarquer sur la scène musicale en conjuguant justement modernité et traditionnel dans les rythmiques de ses compositions. On lui reconnaît, entre autre, le titre enjoué « Tsy fantatro », qui a justement longtemps bercé l’oreille des mélomanes urbains.
Ceci dit, nombreux sont les morceaux festifs et rythmés avec lesquels il transcendera son auditoire, entre autres, « Alakamisy people » ou encore « Tsofiko rano » et « Rano maloto ». Des compositions qui relatent souvent cette persévérance et cette endurance de la populace des zones urbaines comme Antananarivo.
La clôture du festival, le 29 octobre à partir de 15h au stade Analamaintso Analamahitsy, sera tout aussi resplendissante, avec une belle brochette d’artistes à l’affiche. À savoir, Zanaray Percussions, Loharano, Rybota, les circassiens de l’Aléa des Possibles, la danseuse contemporaine Judith Olivia Manantenasoa, le rappeur Dadlaah Ben-J et Christelle Ratri Trio. Dans la joie et la bonne humeur, comme à l’accoutumée, cette troisième édition du Festival d’Art Urbain est l’une des plus festives.

Andry Patrick Rakotondrazaka